Après la non-qualification en phase finale de la Coupe du Monde pour la troisième fois d’affilée, l’Italie s’apprête à vivre des énormes changements. Plusieurs coupables vont prendre la porte.
Rien ne va plus, en Italie ! Après l’humiliation subie en début de semaine contre la Bosnie-Herzégovine, et sa non-qualification à une phase finale de Coupe du Monde pour la 3e fois d’affilée, une anomalie pour une telle nation de football, plusieurs dirigeants et responsables devraient prendre la porte.
Une recherche de coupable
Après cette élimination, on a cherché des coupables en Italie. Le premier a été le malheureux défenseur de l’Inter de Milan, Alessandro Bastoni, victime d’une faute grossière à la 41e minute de jeu et sanctionné logiquement d’un carton rouge. Depuis, le défenseur subit un lynchage sur les réseaux sociaux de la part des supporters italiens, ainsi que de la presse, étant le coupable le plus visible. Pour la presse, il s’agit d’une exacerbation d’une mauvaise passe, le point d’orgue de celle-ci, comme l’explique La Gazzetta dello Sport :
« Jusqu’à il y a 45 jours, il était une certitude presque anonyme, l’ami discret à qui faire confiance dans les moments difficiles. Un mois et demi plus tard, Alessandro Bastoni est perçu et considéré comme le pire footballeur italien du moment. Paria (…) Bastoni n’avait jamais subi la punition la plus sévère, c’est-à-dire le rouge direct. Jamais, dans son excellente carrière professionnelle. Le Karma (…)
La saison de Bastoni, son annus horribilis, le cauchemar de l’ancien joueur de l’Atalanta. Tout y est : capturé sur cette photo (celle de l’expulsion de Bastoni, ndlr), ce cliché qui, mieux que n’importe quelle analyse, décrit le Bastoni d’aujourd’hui : attaqué, expulsé, inconsolable, désorienté. Seul. Une place en Coupe du Monde comme joueur clé aurait été le remède idéal. Un de ces analgésiques qui font oublier toute la douleur.«
Pas le seul coupable
Mais Bastoni est loin, très loi, d’être le seul coupable. Et la non-qualification de la Nazionale a déjà des conséquences dans le très-haut de la Fédération italienne. Gabriele Gravina, son président depuis 2018 et la non-qualification pour la Coupe du Monde 2018, vient de poser sa démission, avec un bilan pour le moins mitigé. Sous sa direction, l’Italie a certes remporté l’Euro 2021, mais ne s’est pas qualifiée pour les Coupes du Monde 2022 et 2026, et est sorti de l’Euro 2024 dès les huitièmes. Il n’aur cette fois-ci pas survécu à cette nouvelle déroute pour le football italien.
Mais il n’est pas le seul à partir. Gianluigi Buffon, champion du monde 2006 avec la Nazionale et alors chef de la délégation italienne, a présenté sa démission juste après celle de Gravina. L’ancienne légende du football mondial avait été à l’initiative de l’arrivée de Gennaro Gattuso comme sélectionneur. Il s’est expliqué sur X à propos de sa démission, dans un tweet :
« L’objectif principal était de ramener l’Italie à la Coupe du monde, et nous n’y sommes pas parvenus. Il est juste de laisser à celui qui viendra après la liberté de choisir la figure qu’il jugera la meilleure pour occuper mon rôle. »
Et Gennaro Gatusso, alors sélectionneur de l’Italie, devrait également poser sa démission. Il avait déjà escompté le faire après la non-qualification, mais en avait été retenu par Gravina lui-même. Après le départ de ce dernier, les cartes semblent rebattues et Gattuso ne devrait pas s’éterniser sur le banc de la Nazionale. Il partirait avec un bilan de 6 victoires, 1 nul et 1 défaites, et surtout cet échec de qualification pour le mondial 2026. Plusieurs noms sont déjà évoqués pour le remplacer, comme Antonio Conte, Roberto Mancini, Simone Inzaghi ou Massimiliano Allegri
