Ce lundi soir à l’AT&T Stadium d’Arlington, au Texas, l’Argentine tenante du titre retrouve une Autriche solide et ambitieuse pour le choc du Groupe J. Après deux entrées en lice réussies pour les deux équipes, ce duel au sommet pourrait d’ores et déjà valider la qualification de l’Albiceleste.
L’Argentine de Lionel Scaloni n’a pas raté son entrée dans ce Mondial. Lors de la première journée, les champions du monde en titre ont dominé l’Algérie 3-0 à Kansas City grâce à un Lionel Messi tout simplement hors du commun. Honorant sa 200e sélection et disputant sa sixième Coupe du monde, l’octuple Ballon d’Or a signé un triplé historique : une frappe enroulée en lucarne (17e), une reprise de renard des surfaces sur un ballon mal repoussé (60e), et une frappe enroulée du pied gauche au ras du poteau (76e).
Ce triplé lui permet de rejoindre Miroslav Klose avec désormais 16 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde. Irréel. Scaloni ne tarissait pas d’éloges à son sujet en conférence de presse : « Tout ce que je pourrais dire serait superflu. Il est incroyable. On ne sait plus quoi dire. Il nous manquera le jour où il arrêtera de jouer. »
L’Albiceleste et son dieu vivant
Pour ce deuxième match, Scaloni devrait reconduire la quasi-totalité de son onze de départ, en conservant l’ossature de l’équipe championne du monde en 2022. Les absences de longue date de Di María, Acuña, Pezzella et Garnacho sont toujours d’actualité, mais le groupe reste d’une densité rare. Quelques incertitudes subsistent autour de Paredes et Tagliafico, dont la participation reste à confirmer.
L’équilibre du milieu repose sur le trio De Paul–Mac Allister–Enzo Fernández, avec Almada en position plus haute. En défense, la charnière Romero–Lisandro Martínez reste l’une des plus solides du tournoi. Et devant, la paire Messi–Lautaro Martínez fait frémir toutes les défenses adverses.
L’Autriche, surprise qui dure
Si l’Argentine arrive en terrain conquis, elle tombe sur une Autriche qui ne cède rien à la pression. Les hommes de leur sélectionneur ont réussi leur propre entrée en lice, en dominant la Jordanie 3-1 à Santa Clara, non sans difficultés. Romano Schmid avait ouvert le score d’une frappe enroulée venue se loger en lucarne (21e), avant que la Jordanie n’égalise et ne pousse les Autrichiens dans leurs retranchements.
C’est finalement un Marko Arnautovic, entré en cours de jeu, qui a pesé de toute son expérience pour faire la différence. Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection reste l’arme offensive numéro un des Autrichiens, même s’il pourrait débuter sur le banc, Sasa Kalajdzic ayant été préféré en pointe lors du premier match.
L’Autriche doit composer avec plusieurs forfaits notables : Baumgartner, blessé avant le tournoi, manque à l’appel en plus de Wöber, Baidoo et du gardien Lawal. Mais la structure tactique autrichienne reste solide, avec un milieu de grande qualité : Marcel Sabitzer, Konrad Laimer, Nicolas Seiwald et Romano Schmid composent un quatuor capable de dicter le tempo et de récupérer le ballon haut.
En défense, l’expérimenté David Alaba, dont le retour de blessure a été suivi de près depuis des mois, est bien présent et titulaire, associé à Kevin Danso et Phillipp Lienhart dans l’axe. Stefan Posch et Phillipp Mwene tiendront les couloirs. Un système en 4-4-2 compact qui devrait tenter de neutraliser les largesses offensives de l’Albiceleste en contrant rapidement dès la récupération.
Les compositions probables d’Argentine – Autriche
- Argentine : E. Martínez – Montiel, Romero, L. Martínez, Medina – De Paul, Mac Allister – Almada, Enzo Fernández, Messi – Lautaro Martínez
- Autriche : Schlager – Posch, Lienhart, Alaba, Mwene – Schmid, Seiwald, Laimer, Sabitzer – Kalajdzic, Arnautovic
