Les Diables Rouges changent de décor. Ce vendredi 2 octobre 2026 à 20h45, la Belgique reçoit la Turquie au Stade Maurice Dufrasne de Sclessin, à Liège, pour la 3e journée de la Ligue A de la Ligue des Nations. Dans une enceinte annoncée à guichets fermés, la sélection de Mark van Bommel veut repartir de l’avant avant son déplacement au Stade de France lundi, face à une Turquie toujours à zéro point. La rencontre est à suivre gratuitement en France sur la chaîne L’Équipe.
Première originalité de la soirée : le lieu. La Belgique ne joue pas à Bruxelles mais à Liège, dans l’enceinte de Sclessin, officiellement le Stade Maurice Dufrasne. Un choix qui a séduit le public puisque le stade est annoncé complet, avec l’ambiance particulière que l’on connaît dans ce chaudron du football belge.
Sur le plan comptable, la situation des Diables Rouges est intermédiaire. Après avoir frappé un grand coup en allant s’imposer 2-0 à Rome face à l’Italie lors de la première journée, grâce à Mika Godts et Dodi Lukebakio, ils ont cédé 0-1 à domicile face à la France sur un but de Michael Olise. Bilan : trois points sur six, derrière une France largement leader avec six points.
En face, la Turquie de Vincenzo Montella vit un début de campagne cauchemardesque. Battue 1-0 par la Franced’entrée, elle a ensuite été largement dominée 4-1 par l’Italie à Bursa, un revers qui a confirmé la fragilité d’une sélection privée de plusieurs cadres. Zéro point après deux journées, et déjà des interrogations sur la suite de la campagne.
Le cas Lukaku au centre des discussions
C’est le sujet qui a occupé la presse belge ces derniers jours. Romelu Lukaku n’a pas joué une seule minute contre la France, un choix qui a immédiatement alimenté les spéculations sur sa place dans la hiérarchie de Mark van Bommel.
Le sélectionneur néerlandais a tenu à désamorcer la polémique : « Il ne faut pas y chercher quelque chose de grand. »Une formule qui se veut rassurante, et qui semble se vérifier puisque l’attaquant est annoncé titulaire en pointe pour cette rencontre face à la Turquie.
Van Bommel a par ailleurs tranché sur la composition de son groupe, en écartant quatre joueurs. L’attaquant Matias Fernandez-Pardo, le gardien Jari De Busser et le défenseur Mandela Keita ne figurent pas dans la liste des 23, tandis que Kyriani Sabbe assistera au match depuis les tribunes.
Deux bonnes nouvelles compensent ces choix : Leandro Trossard, qui souffrait d’un œdème osseux au niveau du talon, et le gardien Mike Penders, touché au quadriceps, sont tous deux de retour dans le groupe après leurs blessures légères.
Une contrainte s’ajoute en revanche en attaque : Diego Moreira est suspendu, ce qui ouvre la porte à Dodi Lukebakiosur le flanc. Le sélectionneur a également indiqué que Roméo Lavia ne démarrerait pas, estimant que le milieu reste dans une phase de développement après son long retour en sélection. C’est donc Nicolas Raskin qui devrait l’accompagner aux côtés de Kevin De Bruyne et de Youri Tielemans.
Dans les buts, Senne Lammens reste le titulaire, Thibaut Courtois ayant choisi de ne pas participer à cette campagne de Ligue des Nations.
Une Turquie toujours amputée de ses créateurs
Rien n’a changé pour Vincenzo Montella depuis le début de ce rassemblement, et c’est bien le problème. Ses deux principaux créateurs manquent toujours à l’appel : Hakan Çalhanoğlu et le jeune prodige Kenan Yıldız sont blessés et n’ont pas pu être convoqués.
Conséquence directe, tout repose à nouveau sur les épaules d’Arda Güler, chargé d’orchestrer le jeu turc depuis un cran plus bas que son poste naturel. Le sélectionneur italien devrait reconduire un système à trois défenseurs, articulé autour de Merih Demiral, Zeki Çelik et Ozan Kabak.
Dans les buts, Altay Bayındır confirme qu’il a pris le dessus sur Uğurcan Çakır, titulaire lors de la première journée. Devant, Barış Alper Yılmaz et Can Uzun accompagneront Güler, avec Orkun Kökçü et Salih Özcan chargés de densifier l’entrejeu.
La mission turque est claire et modeste : limiter les dégâts, éviter un troisième revers consécutif et profiter d’une éventuelle approche relâchée des Belges, qui ont forcément un œil sur leur déplacement à Saint-Denis.
Les compositions probables de Belgique – Turquie
- La composition probable de la Belgique : Lammens – Castagne, Ngoy, Mechele, Seys – Raskin, De Bruyne, Tielemans – Lukebakio, Lukaku, Godts
- La composition probable de la Turquie : Bayındır – Çelik, Demiral, Kabak – Oğuz Aydın, Kökçü, Özcan, Elmalı – Güler, Barış Alper Yılmaz, Can Uzun
Une précision honnête s’impose sur le onze belge, car les sources divergent nettement sur deux postes. Certaines compositions placent Roméo Lavia au milieu et Charles De Ketelaere en pointe, avec Lukaku en sortie de banc. Or le sélectionneur a lui-même indiqué que Lavia ne serait pas titularisé, ce qui rend cette version peu crédible.
La version retenue ici est celle de la presse belge spécialisée, la mieux informée sur les séances d’entraînement des Diables, avec Raskin au milieu et Lukaku devant. Le onze reste évidemment à confirmer au coup d’envoi, d’autant que Van Bommel a laissé entendre qu’il pourrait réserver quelques surprises.
Sur quelle chaîne et à quelle heure suivre Belgique – Turquie ?
La rencontre sera diffusée gratuitement sur la chaîne L’Équipe à 20h45. La chaîne est accessible sur le canal 21 de la TNT, sur les box des principaux opérateurs et en streaming gratuit, sans abonnement. Le programme TV complet du jour est à retrouver sur notre page programme TV.
| Date | Heure | Chaîne | Le match |
|---|---|---|---|
| Vendredi 2 octobre 2026 | 20h45 | La chaîne L’Équipe | Belgique – Turquie |
Quatre autres rencontres de Ligue des Nations se jouent à la même heure sur L’Équipe Live Foot : Hongrie – Géorgie, Pologne – Roumanie, Bosnie – Suède et Ukraine – Irlande du Nord. L’affiche France – Italie est pour sa part diffusée sur TF1.
L’enjeu belge dépasse d’ailleurs cette seule soirée. Les Diables Rouges affrontent la France le 5 octobre au Stade de France pour la manche retour, un match qui décidera très probablement de la deuxième place du groupe. Prendre trois points à Sclessin est donc impératif avant d’aller défier le leader chez lui.
