Ce mardi Ă 21h, lâItalie et lâEspagne croiseront le fer en vue de sâadjuger le premier ticket pour la finale de lâEuro 2020. Plus quâune affiche de prestige entre deux grandes nations du football europĂ©en et mondial aux palmarĂšs bien garnis (4 Coupes du monde et 1 Euro pour la premiĂšre, 1 Coupe du monde et 3 Euros pour la seconde), câest surtout une affiche Ă laquelle nous sommes habituĂ©s lors des championnats dâEurope de football. En effet, cela sera la 7Ăšme fois depuis 1980 que ces deux nations sâaffronteront Ă lâoccasion dâun Euro. Retour sur une affiche historique.Â
Quâest-ce qui dĂ©finit une affiche historique en football ? Certains parleraient du nombre de confrontations entre les deux Ă©quipes concernĂ©es. Dâautres parleraient plutĂŽt de lâĂ©motion vĂ©cue par les supporters des deux Ă©quipes. Dâautres encore parleraient du scĂ©nario de ces rencontres, de leur dramaturgie, ou parfois mĂȘme tout simplement dâune rivalitĂ© territoriale. Ce qui est sĂ»r, câest que lâaffiche de cette premiĂšre demi-finale de lâEuro 2020, Italie â Espagne, a tout dâune affiche historique. Sept affrontements, dont certains parmi les incontournables de lâhistoire du championnat dâEurope des nations : cela impose une considĂ©ration toute particuliĂšre et câest lâoccasion de revenir sur chacune dâentre elles.
12 juin 1980 : Espagne 0 â 0 Italie (phase de poules).
En 1980, pour la sixiĂšme Ă©dition de lâEuro, lâItalie et lâEspagne se rencontrĂšrent lors de la phase de poule, nouveautĂ© de lâĂ©poque. En effet, pour la premiĂšre fois, 8 Ă©quipes sâaffrontent lors de cet Euro, divisĂ©es en deux groupes. Câest sur le sol transalpin et plus prĂ©cisĂ©ment Ă San Siro que les deux Ă©quipes sâaffrontĂšrent (lâItalie Ă©tant le pays hĂŽte de la compĂ©tition) Ă lâoccasion de leur premier match de la compĂ©tition. MalgrĂ© un score nul et vierge, le match fut assez plaisant Ă regarder : un but de lâattaquant espagnol Jesus Maria Satrustegui en premiĂšre mi-temps refusĂ© pour hors-jeu, une barre transversale trouvĂ©e sur coup-franc par la lĂ©gende madrilĂšne Juanito, une Italie alternant entre le fameux catenaccio et des attaques rapides⊠LâarchĂ©type du match oĂč il ne manquait quâun but !
Malheureusement, quelques incidents en tribunes viendront entacher la perception de ce match par les observateurs. Ce point du nul sera finalement le seul point obtenu par la Roja durant cette phase de poule, fermant la marche derriĂšre lâAngleterre. LâItalie, quant Ă elle, terminera deuxiĂšme de cette poule, devancĂ©e par la Belgique Ă la diffĂ©rence de buts. Pour la petite histoire, il faut bien comprendre quâĂ lâĂ©poque, avec uniquement deux poules, les vainqueurs de chaque poule sâaffrontaient directement en finale, tandis que les deuxiĂšmes sâaffrontaient dans un match pour la mĂ©daille de bronze. LâItalie, affrontant la TchĂ©coslovaquie pour la 3Ăšme place du tournoi, sâinclinera aux tirs au buts lors de cette rencontre (1-1, 8-9 TAB) alors que lâAllemagne soulĂšvera le trophĂ©e Henri Delaunay aprĂšs sa victoire en toute fin de match face Ă la Belgique en finale (2-1).
14 juin 1988 : Italie 1 â 0 Espagne (phase de poules).
Huit ans plus tard, Ă lâoccasion de lâEuro 1988 disputĂ© en Allemagne de lâOuest (RFA), lâItalie et lâEspagne se rencontrent une nouvelle fois en phase de poules, mais cette fois-ci lors du deuxiĂšme match des deux Ă©quipes, Ă Francfort. LâItalie avait Ă©tĂ© accrochĂ©e lors de son premier match par la RFA (1-1), alors que lâEspagne, finaliste malheureuse contre la France lors de lâĂ©dition 1984, avait dominĂ© le Danemark lors de son entrĂ©e dans la compĂ©tition (3-2). Dans un match plus fermĂ© que le prĂ©cĂ©dent entre ces deux nations huit ans plus tĂŽt, câest finalement lâItalie qui finira par tirer son Ă©pingle du jeu, inscrivant le seul but du match Ă la 73Ăšme minute par lâintermĂ©diaire de Gianluca Vialli, sur une passe dĂ©cisive de Carlo Ancelotti (1-0).
LâItalie finira deuxiĂšme de son groupe, devancĂ©e par la RFA Ă la diffĂ©rence de buts, tandis que lâEspagne finira troisiĂšme de ce mĂȘme groupe, devant le Danemark. Contrairement Ă lâEuro 1980, les deux meilleures Ă©quipes des deux groupes se retrouvent cette fois-ci en demi-finales. LâItalie Ă©tait alors opposĂ©e Ă lâURSS lors de la seconde demi-finale et sâinclinera Ă Stuttgart face Ă cette derniĂšre (0-2), clĂŽturant ainsi son parcours en terres allemandes (le match pour la troisiĂšme place avait Ă©tĂ© supprimĂ© depuis la fin de lâĂ©dition 1980). LâURSS tombera finalement face aux Pays-Bas lors de la finale de cet Euro (0-2), les Oranjes ayant sortis la RFA en demi-finale (2-1). Ce titre est dâailleurs le seul et unique titre de lâhistoire du football nĂ©erlandais.
22 juin 2008 : Espagne 0 â 0 Italie, 4-2 TAB (quart de finale).
Vingt ans aprĂšs leur derniĂšre confrontation en championnat dâEurope, voilĂ les Italiens et les Espagnols Ă nouveau face-Ă -face. Cependant, pour la premiĂšre fois, ces deux nations sâaffrontent lors de la phase Ă Ă©limination directe, et plus prĂ©cisĂ©ment lors des quarts de finale de lâEuro 2008, Ă©dition coorganisĂ©e par la Suisse et lâAutriche. LâItalie, championne du monde en titre, Ă©tait sortie en deuxiĂšme position du groupe C, vue comme le groupe de la mort, derriĂšre les Pays-Bas (dĂ©faite 3-0) mais devant la Roumanie (match nul 1-1) et la France (victoire 2-0). Pour la petite histoire, souvenons-nous de la lĂ©gendaire demande en mariage de Raymond Domenech Ă Estelle Denis en plein direct juste aprĂšs lâĂ©limination des Bleus ! LâEspagne, quant Ă elle, avait assurĂ© sa qualification dĂšs son deuxiĂšme match et avait facilement disposĂ© dâun groupe composĂ© de la Russie (victoire 4-1), de la SuĂšde (victoire 2-1) et de la GrĂšce, championne dâEurope en titre (victoire 2-1).
Les deux nations se rencontrĂšrent donc lors du dernier quart de finale de cet Euro, le 22 juin Ă Vienne. LâEspagne, favorite au vu du dĂ©roulement de la phase de poule et impressionnante depuis le dĂ©but de la compĂ©tition, se prĂ©sente avec son Ă©quipe type, alors que lâItalie est privĂ©e de ses deux maĂźtres Ă jouer, Pirlo et Gattuso, suspendus. Câest toutefois lâItalie qui prend les choses en main, avec un coup de tĂȘte de Perrotta Ă la 19Ăšme minute, captĂ© par Casillas, avant que David Villa ne rĂ©ponde sur coup-franc Ă la 25Ăšme minute, mais Buffon veillait au grain. Dans un match fermĂ© oĂč lâItalie verrouillait le jeu, attendant patiemment un contre qui ne vint finalement jamais, lâEspagne nâa, lors de cette premiĂšre mi-temps, jamais vĂ©ritablement Ă©tĂ© en mesure de faire sauter le verrou transalpin, malgrĂ© la possession.
Au retour des vestiaires, le match ne changea pas de physionomie et il fallu attendre la 61Ăšme minute avant de ressentir le premier vĂ©ritable frisson de ce match, grĂące Ă une frappe de lâItalien Camoranesi suite Ă un cafouillage dans la surface espagnole, dĂ©viĂ©e in extremis par Casillas. LâEspagne rĂ©pondra timidement, mĂȘme si elle aurait pu ouvrir le score Ă la 81Ăšme minute suite Ă une boulette de Buffon ; par chance pour les Italiens, le ballon finira sa course sur le poteau. 0-0 Ă la fin du temps rĂ©glementaire, direction les prolongations.
Lors de celles-ci, le match se dĂ©canta enfin : pĂ©nalty oubliĂ© pour lâEspagne suite Ă une charge flagrante de Chiellini sur Sergio Ramos Ă la 92Ăšme minute, un tir de David Silva frĂŽlant le poteau Ă la 93Ăšme, tandis que Di Natale et Toni rĂ©pondaient immĂ©diatement aux offensives espagnoles, faisant trembler les supporters de la Roja. Cependant, malgrĂ© un dernier tir de Carzorla fuyant le cadre, les prolongations nâaccouchĂšrent dâaucun but et les deux Ă©quipes durent se dĂ©partager aux tirs au buts. Câest finalement lâEspagne qui lâemportera, Casillas dĂ©tournant les tentatives de De Rossi et de Di Natale, avant que Fabregas nâoffre la qualification Ă son Ă©quipe. Cette derniĂšre finira dâailleurs par remporter la compĂ©tition, aprĂšs avoir sorti la Russie en demi-finale (3-0) et lâAllemagne en finale (1-0).
10 juin 2012 : Espagne 1 â 1 Italie (phase de poules).
Quatre ans aprĂšs son Ă©limination face Ă lâEspagne, lâItalie retrouve son bourreau de 2008 dĂšs son entrĂ©e en compĂ©tition lors de lâEuro 2012, organisĂ© conjointement par la Pologne et lâUkraine. Dans un groupe complĂ©tĂ© par la Croatie et lâIrlande, lâEspagne, championne dâEurope et du monde en titre, est donnĂ©e favorite face aux Italiens, ces derniers revenants dâune piteuse Coupe du monde 2010 (Ă©limination en poules). Sur la pelouse de Gdansk, câest finalement lâItalie qui, contre toute attente, prend les choses en main et, malgrĂ© une possession espagnole, se montre la plus dangereuse, sans pour autant rĂ©ussir Ă faire la diffĂ©rence lors du premier acte.
Câest Di Natale, suite Ă une accĂ©lĂ©ration et un caviar en profondeur de Pirlo, qui signera lâouverture du score Ă la 61Ăšme minute, remportant son duel face Ă Casillas. Cependant, lâavantage ne sera que de courte durĂ©e pour la Squadra Azzura, Fabregas Ă©galisant trois minutes plus tard sur un service non moins sublime de lâextĂ©rieur du gauche de David Silva. LâEspagne prendra alors le jeu Ă son compte, mais malgrĂ© la multiplication des offensives espagnoles et un lob manquĂ© par Fernando Torres Ă la 85Ăšme minute, les deux Ă©quipes se quitteront sur ce score nul dâun but partout. Les observateurs, unanimes sur la qualitĂ© de ce match, virent en ces deux Ă©quipes de rĂ©els favoris pour la victoire finale. Finalement, les deux Ă©quipes sortiront de cette poule, lâEspagne en premiĂšre position avec sept points (victoire contre lâIrlande 4-0, victoire contre la Croatie 1-0), lâItalie en deuxiĂšme position avec cinq points (nul contre la Croatie 1-1, victoire contre lâIrlande 2-0).
LâItalie, en quart de finale, disposera de lâAngleterre aux tirs aux buts (0-0, 4-2 TAB, avec la fameuse panenka de Pirlo sur Joe Hart), avant de vaincre lâAllemagne grĂące Ă un doublĂ© de Mario Balotelli, signant notamment un but sur une frappe colossale ayant laissĂ© Neuer de marbre (2-1). Cette victoire permit Ă lâItalie de retrouver la finale dâun Euro pour la premiĂšre fois depuis 2000 et sa dĂ©faite lĂ©gendaire contre la France (1-2, but en or).
De son cĂŽtĂ©, lâEspagne Ă©cartera sans souci la France en quart de finale (2-0) avant de valider sa place en finale et la dĂ©fense dĂ©finitive de son titre suite Ă une victoire au tirs aux buts face au voisin portugais (0-0, 4-2 TAB). LâEspagne et lâItalie sâaffronteront donc une seconde fois lors de cet Euro 2012, cette fois-ci pour le titre de champion dâEurope.Â
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1er juillet 2012 : Espagne 4 â 0 Italie (finale).
Espagnols et Italiens durent Ă nouveau sâaffronter lors de cet Euro 2012, mais cette fois-ci pour la victoire finale. Les observateurs, tous emballĂ©s par cette affiche (notamment grĂące au sublime match entre les deux Ă©quipes lors de la phase de poules), donnent lâEspagne favorite, mais lâItalie est loin dâĂȘtre considĂ©rĂ©e comme trĂšs en dessous de la formation de Vincente Del Bosque. LâEspagne veut rĂ©aliser une performance inĂ©dite, alignant un triplĂ© Euro â Coupe du monde â Euro, alors que lâItalie veut Ă la fois faire oublier son dĂ©sastreux parcours Ă la Coupe du monde 2010 et remettre la main sur un trophĂ©e qui fuit la Nazionale depuis 1968.
Sur la pelouse du stade olympique de Kiev, lâEspagne Ă©touffe rapidement les Italiens et va vite concrĂ©tiser sa domination en ouvrant le score par lâintermĂ©diaire de David Silva, marquant de la tĂȘte sur une passe de Fabregas Ă la 14Ăšme minute. Ce but va ĂȘtre lâĂ©lĂ©ment dĂ©clencheur du rĂ©veil des Italiens, qui vont se montrer plus entreprenants tout en faisant chauffer plusieurs fois les gants de Casillas, notamment sur deux frappes de Cassano aux 28Ăšme et 33Ăšme minutes. Cependant, plusieurs mauvais choix de Balotelli, la sortie sur blessure de Chiellini Ă la 21Ăšme minute et le deuxiĂšme but espagnol inscrit Ă la 41Ăšme minute par Jordi Alba (ayant rĂ©alisĂ© un superbe appel en profondeur) sur une passe de Xavi ne donnent que peu dâespoirs aux Italiens lors du retour au vestiaires.Â
La seconde mi-temps laisse une sensation similaire Ă la premiĂšre mi-temps : une Italie courageuse, pleine dâenvie et de bonne volontĂ©, mais nâinquiĂ©tant pas une Espagne au sommet de son art. LâItalie, dĂ©cidemment pas vernie, devra Ă©galement composer avec la sortie sur blessure de Thiago Motta Ă la 57Ăšme minute : ayant remplacĂ© Cassano par Di Natale Ă la mi-temps, le sĂ©lectionneur italien Cesare Prandelli ne peut dĂšs lors plus faire aucun changement, alors que Vincente del Bosque nâen a encore fait aucun. LâItalie devient alors peu Ă peu inoffensive et lâEspagne se contente tout simplement de gĂ©rer son avance et dâattendre patiemment le coup de sifflet final de lâarbitre portugais Pedro Proença. Finalement, lâEspagne inscrira deux nouveaux buts en fin de match, par Fernando Torres Ă la 84Ăšme et Juan Mata, tout juste entrĂ© en jeu et dĂ©calĂ© par ce mĂȘme Torres, Ă la 88Ăšme minute, tout en nâĂ©tant pas loin dâen inscrire un cinquiĂšme sur une majder de Sergio Ramos au bout du temps additionnel.
LâEspagne sâimpose 4-0 (score le plus lourd lors dâune finale dâun tournoi majeur), rĂ©alise un triplĂ© historique face Ă des Italiens qui nâauront pas pu faire grand chose et assoit dans le mĂȘme temps sa domination absolue sur la planĂšte football. Fernando Torres remportera le soulier dâor de la compĂ©tition, David Silva sâadjugera le titre de meilleur passeur (Ă Ă©galitĂ© avec Ăzil, Gerrard et Archavine) tandis quâInesta sera dĂ©signĂ© par lâUEFA comme le meilleur joueur de la compĂ©tition : succĂšs total pour la Roja.
27 juin 2016 : Italie 2 â 0 Espagne (huitiĂšme de finale).
LâEspagne et lâItalie abordent lâEuro 2016 organisĂ© en France avec un sentiment de revanche par rapport Ă la Coupe du monde 2014. En effet, aucune des deux Ă©quipes nâavait rĂ©ussi Ă sortir de la phase de poules lors du mondial brĂ©silien. Voulant se racheter face Ă leur supporters et arrivant avec le statut de double tenants du titre et de finalistes de la derniĂšre Ă©dition, les Espagnols et les Italiens remportent tous deux leurs deux premiers matchs, face Ă la TchĂ©quie (1-0) et Ă la Turquie (3-0) pour les Espagnols, face Ă la Belgique (2-0) et la SuĂšde (1-0) pour les Italiens. Le troisiĂšme match des Espagnols, opposĂ©s aux Croates, se soldera par une dĂ©faite face aux coĂ©quipiers de Luka Modric malgrĂ© lâouverture du score prĂ©coce de Morata (1-2), tandis que les Italiens sâinclineront en fin de match contre lâIrlande (0-1). Cela nâempĂȘchera pas la Squadra Azzura de terminer en tĂȘte de son groupe, mais lâEspagne devra, de son cĂŽtĂ©, se contenter de la seconde place.Â
Lors de lâEuro 2016, les huitiĂšmes de finale font leur apparition, suite au passage de 16 Ă 24 Ă©quipes participantes. DĂ©terminĂ© en fonction du classement des meilleurs troisiĂšmes en fonction de leurs groupes dâorigine, le tableau final prĂ©sente alors un allĂ©chant huitiĂšme entre lâItalie et lâEspagne, pour un remake de la finale de lâEuro prĂ©cĂ©dent. DisputĂ© le 27 juin en fin dâaprĂšs-midi au Stade de France, ce huitiĂšme de finale est le plus attrayant sur le papier, suivi de prĂšs par lâaffrontement entre la Croatie et le Portugal.
Le dĂ©but de match est Ă sens unique en faveur des Italiens : la Roja est tout simplement mĂ©connaissable et il faut un grand David De Gea pour que Graziano PellĂ© nâinscrive pas le premier but de la rencontre dĂšs la huitiĂšme minute. LâItalie se procure des occasions, a la possession du ballon et se montre trĂšs entreprenante, tandis que lâEspagne semble ne plus pouvoir mettre un pied devant lâautre. LâItalie va finalement convertir sa domination Ă la 33Ăšme minute, suite Ă un coup franc dâĂder mal repoussĂ© par De Gea : le ballon retombe alors devant Chiellini, qui se jette et ne se fait pas prier pour ouvrir le score. LâEspagne ne sâen sort pas et Ă la pause, le 2-0 semble beaucoup plus probable que le 1-1, en atteste la parade exceptionnelle main opposĂ©e de De Gea sur une frappe de Giaccherini quelques secondes avant le retour aux vestiaires.
La seconde mi-temps voit la Roja revenir sur le terrain avec un tout autre visage, mettant enfin lâItalie sous pression. Cependant, malgrĂ© cette domination espagnole, lâItalie rĂ©siste aux assauts et opĂšre dĂ©sormais en contre, frĂŽlant le 2-0 lors dâun face-Ă -face entre PellĂ© et De Gea Ă la 55Ăšme minute, remportĂ© par le portier espagnol, avant que ce dernier ne sauve Ă nouveau son camp Ă la 62Ăšme minute en coupant in extremis un centre de Giaccherini. Inesta et PiquĂ© mettront Buffon Ă contribution dans le dernier quart dâheure, avant que ce mĂȘme PiquĂ©, sur une reprise acrobatique Ă la 89Ăšme minute, nâoblige le gardien transalpin Ă une parade de grande classe pour prĂ©server la qualification italienne. Finalement, câest lâItalie qui inscrira le second but, sur une reprise de volĂ©e de Graziano PellĂ© Ă la 91Ăšme minute, consĂ©cutive Ă un centre de Matteo Darmian dĂ©viĂ© par Sergio Ramos. LâItalie prend donc sa revanche sur lâEspagne, mais sera Ă©liminĂ©e au tour suivant, lors du quart de finale lâopposant Ă lâAllemagne (1-1, 5-6 TAB).
Avant la demi-finale de lâEuro 2020, le bilan est donc Ă©quilibrĂ© : deux victoires et/ou qualifications en faveur de lâEspagne, deux rĂ©sultats nuls et deux victoires italiennes. Quelle nation prendra lâavantage Ă la suite de cette demi-finale Ă venir ? LâItalie, trĂšs convaincante depuis le dĂ©but de lâEuro, semble ĂȘtre favorite, mais lâEspagne est loin dâavoir dit son dernier mot et pourrait, en cas de victoire finale dans la compĂ©tition, devenir la nation la plus titrĂ©e de lâhistoire de lâEuro avec quatre titres. Nul doute que cette perspective motivera les coĂ©quipiers de Pablo Sarabia !
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