AC Milan : Ibra ne meurt jamais

 AC Milan : Ibra ne meurt jamais
A 38 ans, et après 18 mois passés en MLS aux LA Galaxy, Zlatan Ibrahimovic s’apprête à retrouver l’Europe. L’AC Milan vient en effet d’annoncer la signature du Suédois, 7 ans après son départ pour le PSG.

Le Z retrouve ainsi une écurie qu’il n’a jamais voulu quitter. Motivé par un besoin urgent de liquidités, le club lombard s’était résolu à pousser sa star à céder aux sirènes Parisiennes. Un transfert qu’il a de son propre aveu tout fait pour faire avorter, en formulant, entre autres, des demandes plus extravagantes les unes que les autres. 

Mais que vaut Ibra aujourd’hui ? Quelle valeur ajoutée pour le Milan ?

11ème de Série A à 15 points du podium après 17 journées, le club vit des heures difficiles pour ne pas changer. Si Ibra émarge à 53 buts en 58 matchs pour LA Galaxy, on le voit mal inverser la tendance à lui seul à ce stade de sa carrière. Sur le terrain en tous cas. Car l’intérêt est peut être ailleurs. Difficile de ne pas voir en cette arrivée un geste politique de la direction envers les tifosi, eux qui n’ont jamais digéré le départ de leur étoile. Ce retour représente un fantasme enfin assouvi. Ensuite, l’expérience et le caractère du Suédois ne se discutent pas. Nul doute qu’au vu de sa situation, Milan ne cracherait pas sur un surplus de leadership au sein de son vestiaire. Quand au football, s’il n’est plus celui qu’il était à son départ, il pourrait représenter un joueur d’appoint de bonne facture.

Qu’a t-il à y gagner ?

Côté joueur, le choix est somme toute louable. Star incontestée au salaire royal dans un championnat en développement et un cadre idyllique, le Z aurait tout aussi bien pu s’en contenter. Sans oublier le risque que représenterait un retour raté pour sa légende sur le vieux continent. Mais l’amour du challenge, de l’Italie, dont il n’a jamais caché qu’elle lui manquait, ainsi que du maillot rossonero auront eu raison de lui. Comme quoi, cela existe encore.

Reste à savoir comment se déroulera la gestion d’un tel ego. Connaissant l’animal, on le voit difficilement s’asseoir sur le banc plusieurs semaines de suite, ou sortir à l’heure de jeu sans broncher. Même pour les beaux yeux de ce Milan si cher à son cœur.

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David Onana

Journaliste sportif

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