Lors de la deuxième journée du groupe D, l’Algérie a joué face au Burkina Faso, mais a été confrontée à une équipe des Étalons particulièrement opportuniste. Malgré leur domination (65% de possession), les Fennecs ont dû se contenter d’un match nul, obtenu dans les derniers instants du jeu (2-2).
Le début du match est marqué par une grande intensité, avec de nombreux duels et des arrêts fréquents de l’arbitre. Malgré une légère déviation de la défense burkinabè sur le centre de Zerrouki (11′) et une intervention décisive de Tapsoba sur la ligne de but (21′), la domination algérienne reste stérile. Bounedjah et Belaili mettent la pression sur la défense adverse, mais le gardien Koffi est solide, notamment sur une frappe enroulée de Belaili (13′). Les Fennecs continuent d’assaillir la défense burkinabè, mais Koffi les maintient dans le match, repoussant les tentatives de Bounedjah (26′) et Feghouli (44′).
Malgré la les assaults des Fennecs, les Étalons demeurent dangereux en contre. C’est dans ces circonstances qu’intervient Mohamed Konaté, surprenant la défense algérienne en reprenant de la tête le centre d’Abdoul Tapsoba. Bien que le gardien Mandrea ait initialement cru à un hors-jeu, la VAR confirme le but, donnant ainsi l’avantage au Burkina Faso (45′, 1-0).
Au retour des vestiaires, les Fennecs font preuve de caractère. Bounedjah égalise (50′), exploitant un cafouillage dans la surface après un coup franc de Mahrez (1-1). Les Algériens, poussés par un Djamel Belmadi énergique sur le banc, redoublent d’efforts mais manquent de précision (26.7% de tirs cadrés). Bounedjah frôle même le doublé en heurtant le poteau (53′).
Pour relancer son équipe, Hubert Velud fait entrer Bertrand Traoré à la place du buteur du jour. Cette substitution, déjà efficace contre la Mauritanie, remotive les troupes. Edmond Tapsoba lance Issa Kaboré dans la surface adverse, mais Rayan Aït-Nouri intervient, entraînant une longue interruption de jeu. Finalement, un penalty est accordé au Burkina Faso après consultation de la VAR. Bertrand Traoré le transforme avec succès, donnant l’avantage à son équipe (70′, 2-1).
Les neuf minutes d’arrêts de jeu semblent interminables pour les Burkinabè, qui ne relâchent pas leurs efforts jusqu’au dernier moment. Soutenus par leur public, ils se lancent avec acharnement sur les attaquants adverses à chaque opportunité. Cependant, sur un corner, le redoutable Bounedjah parvient à mettre le ballon dans les filets d’Hervé Koffi. L’Algérie respire un soulagement (2-2) et évite le pire.
