La Coupe du monde féminine 2027 se jouera au Brésil, premier pays sud-américain à accueillir l’épreuve, et l’équipe de France y figurera parmi les sélections déjà qualifiées. Les Bleues ont validé leur billet le 9 juin 2026 en battant l’Irlande 1-0 au stade des Alpes à Grenoble, grâce à un but de Melvine Malard.
Le Brésil, premier hôte sud-américain
Le Brésil accueillera en 2027 la première Coupe du monde féminine organisée en Amérique du Sud, selon l’annonce faite par la FIFA réunie en Congrès à Bangkok. Le dossier brésilien l’a emporté sur la candidature conjointe de l’Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas, par 119 voix à 78.
Il s’agira de la dixième édition du tournoi. La compétition se déroulera du 24 juin au 25 juillet 2027, répartie sur huit sites, avec 32 sélections et 64 matchs.
Les huit villes retenues sont Rio de Janeiro, São Paulo, Brasilia, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador, Fortaleza et Recife, toutes déjà utilisées lors du Mondial masculin de 2014. Le Brésil débutera sa campagne au stade Maracana de Rio le 24 juin.
Suivre la Coupe du monde depuis la France
En raison du décalage horaire avec l’Amérique du Sud, les supporters en France suivront la compétition au rythme d’horaires adaptés, les matchs étant diffusés pendant la journée ou en soirée. Pour cette cinquième participation consécutive des Bleues à une phase finale, les médias français mettent en place un suivi adapté à l’événement.
Depuis l’Euro 2025, l’engouement autour du football féminin ne cesse de croître dans l’Hexagone, stimulé par la mise en avant du championnat domestique ainsi que de la sélection nationale. Cet engouement renouvelé devrait stimuler l’intérêt du public pour l’épreuve brésilienne et dynamiser l’activité des sites de paris sportif.
Les Bleues qualifiées directement
Les qualifications européennes se sont déroulées de mars à juin 2026 sur six journées aller-retour, les quatre vainqueurs des groupes de la Ligue A se qualifiant directement, tandis que les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes passaient par des barrages attribuant sept autres billets. La France a terminé en tête du groupe A2.
Dans ce groupe de quatre, seule la France s’est qualifiée directement, avec 13 points en six journées, devançant les Pays-Bas qui l’avaient battue en avril ; les trois autres sélections ont dû disputer les barrages à l’automne. Les Bleues sont entraînées par Laurent Bonadei.
Le match de Grenoble a tenu en haleine jusqu’au bout. Melvine Malard a donné la victoire aux Françaises d’un retourné acrobatique aux six mètres à la 40e minute, et la France a terminé la rencontre à dix après l’exclusion de Thiniba Samoura pour un second carton jaune à la 72e.
La gardienne Constance Picaud a tenu un rôle central, décisive en seconde période au moment où l’Irlande poussait, repoussant notamment une tentative d’Abbie Larkin à la 78e minute. Cette montée en puissance s’inscrit dans l’essor du football féminin français avec la D1 Arkema, vivier des internationales tricolores.
Au total, le processus de qualification a désigné les 31 sélections rejoignant le Brésil, pays hôte automatiquement qualifié. La Coupe du monde 2027 sera, selon France Info, la dernière à se disputer à 32 équipes avant le passage à 48 en 2031.
Les marques misent sur le football féminin
Le tournoi brésilien s’accompagne d’un fort intérêt commercial dans le pays hôte. Le retour de Coca-Cola dans le portefeuille de la Confédération brésilienne de football s’appuie largement sur le football féminin, avant que le Brésil n’accueille la Coupe du monde 2027.
L’accord porte sur les saisons 2026 et 2027 et couvre le championnat masculin, le championnat féminin et la Coupe du Brésil des deux sexes. Coca-Cola rejoint un groupe de partenaires du football féminin qui comprend Amazon, Hyundai, Itambé, Uber, Sicoob et Monange.
Coca-Cola et Rexona ont lancé des initiatives autour du football féminin avant le tournoi, Rexona plaçant la joueuse Marta au centre de sa campagne publicitaire, elle qui a été élue six fois meilleure joueuse du monde.
Les retombées attendues dépassent le seul cadre sportif. Selon une étude du cabinet FGV Projetos commandée par l’office brésilien du tourisme Embratur, la préparation et l’organisation du tournoi devraient générer 8,8 milliards de réais d’activité économique.
La France aborde ce Mondial avec l’objectif affiché de franchir un cap. Au Brésil, les Bleues tenteront d’atteindre le dernier carré pour la première fois depuis 2011. Le bilan de la qualification française détaillé par France Info confirme que le tirage au sort de la phase de groupes et la composition définitive de l’effectif de Laurent Bonadei restent les prochaines étapes à surveiller d’ici juin 2027.
