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Franck Lampard : Prophète en son pays

 Franck Lampard : Prophète en son pays
Arrivé cet été sur le banc des blues de Chelsea dans un contexte d’interdiction de recrutement, la légende du club Franck Lampard réalise des débuts pour le moins tonitruants à la tête des pensionnaires de Stamford Bridge. 

Cela n’avait rien d’évident. Un jeune entraineur, avec pour seule référence une expérience en Premiership à Derby County, reprend le club où il a battit sa légende, lequel club aux objectifs d’habitude si élevés se retrouve dans l’incapacité de recruter. Autant dire qu’on pouvait déjà y distinguer tous les éléments du fiasco.

Mais les (nombreux) sceptiques doivent se rendre à l’évidence. Après 13 journées de Premier League et des débuts compliqués (une victoire sur ses cinq premiers matchs), le Chelsea version Lampard est solidement installé dans le top 4 de Premier League à la 4ème place, à 7 points de la 5ème. Si le leader Liverpool est à 9 points, il semble évident que l’objectif de départ n’était pas d’aller chercher le titre.

Une place en Champions League suffirait en effet au bonheur des blues. Si les résultats interpellent, il en va de même pour la manière. Une équipe ambitieuse dans le jeu, avec toujours pour volonté d’aller de l’avant, malgré un potentiel offensif pas forcément aussi impressionnant que celui de ses concurrents sur le papier. Lampard tire le meilleur de son groupe, et les joueurs semblent conquis par son projet de jeu. Les cadres comme les plus jeunes. Abraham (10 buts en 13 matchs de PL), Pulisic, Mount, Tomori, Hudson-Odoi. Autant de jeunes pousses épanouies donnant leur pleine mesure. Pas nécessairement évident dans un contexte aussi exigeant que celui de Chelsea. Mais les consignes de Lampard et les objectifs revus à la baisse semblent libérer la jeune garde de la pression inhérente au fait de porter le maillot des blues.

Ajoutez Kanté, Jorginho, Willian, Pedro ou Azpilicueta pour cadrer tout ceci, et vous obtenez un collectif cohérent, bien engagé sur la scène nationale comme européenne (Co leader du groupe H avec l’Ajax et Valence).

Tout n’est pas rose chez les blues

Est-ce à dire que tout se déroule sans accroc ? Certainement pas. Le Chelsea version Lampard reste bien sûr perfectible, comme l’a notamment démontré son incroyable match face à l’Ajax (4-4) au cours duquel il a pris la leçon jusqu’aux deux rouges pris par son adversaire. Mais l’on ne peut s’empêcher de se dire qu’avec du temps et des recrues après levée de l’interdiction, ce Chelsea dont on attendait pas autant pourrait bel et bien écrire de nouvelles pages de la légende de son entraineur (147 buts et 13 titres) sous la bannière du club Londonien.

À la veille du match à Manchester City (perdu 2-1), le boss de Chelsea déclarait alors « Je ressens quelque choses de particulier pour mon club, j’ai un vrai feeling et je suis fier d’être à Chelsea. Je ne pourrai jamais entrainer Tottenham, j’en sui sûr et vous pourrez ressortir cette phrase dans dix ans ». Une référence appuyée aux propos de José Mourinho, critique à son endroit après la claque reçue à Manchester au mois d’août (0-4), prononcés lorsqu’il entrainait lui même Chelsea, et aujourd’hui manager des Spurs.

Si Lampard ne se verrait pas diriger Tottenham, nul doute qu’il se verrait bien soulever autant de trophées que le mou.

L’arrogance étant le privilège des vainqueurs, Lampard a encore de la marge avant de pouvoir se permettre les habituelles sorties médiatiques du special one.

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David Onana

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