Dans la nuit du mardi au mercredi, le Gillette Stadium de Boston accueille le deuxième match du groupe I entre l’Irak et la Norvège. D’un côté, un pays qui retrouve la Coupe du monde 40 ans après, au terme d’une qualification quasi miraculeuse. De l’autre, les Vikings d’Erling Haaland qui disputent leur premier Mondial depuis 1998.
Quarante ans de patience, de conflits, d’instabilité politique et d’efforts sur le terrain ont été nécessaires pour décrocher enfin ce billet pour la Coupe du monde. La qualification de l’Irak est l’une des histoires les plus extraordinaires de ce Mondial 2026. La situation géopolitique a failli tout compromettre : espace aérien bloqué, sélectionneur Graham Arnold bloqué au Qatar, manque de visas pour certains joueurs et membres du staff. Les Lions de Mésopotamie ont finalement scellé leur destin le 31 mars 2026 au Mexique, en s’imposant 2-1 face à la Bolivie lors de la finale des barrages intercontinentaux.
La préparation des Irakiens s’est avérée étonnamment encourageante : ils ont bousculé les pronostics en accrochant l’Espagne (1-1), un résultat idéal pour faire le plein de confiance avant le tournoi. Graham Arnold, 62 ans, est bien connu pour avoir guidé les Socceroos lors de la Coupe du monde 2022.
Après sa phrase désormais célèbre : « Choquons le monde ! », lancée après la victoire face à la Bolivie, il a insufflé un état d’esprit guerrier à ses joueurs. Son capitaine Jalal Hassan, qui avait manqué le barrage contre la Bolivie sur blessure, est bien de retour dans le groupe. En attaque, Aymen Hussein, deuxième meilleur buteur de l’histoire de la sélection, sera le point d’ancrage offensif irakien, aux côtés d’Ali Al-Hamadi, buteur décisif lors du barrage contre la Bolivie.
Haaland, enfin au Mondial
Sous la houlette de Ståle Solbakken, les Vikings ont aligné huit victoires en huit matchs lors des qualifications, terminant en tête de leur groupe avec le maximum de 24 points. Erling Haaland, auteur de 16 réalisations dont un quintuplé contre la Moldavie, a semé la terreur dans les défenses adverses. La Norvège retrouve ainsi le Mondial 26 ans après sa dernière participation.
Martin Ødegaard a marqué le but égalisateur lors du nul contre le Maroc (1-1) en amical, confirmant sa disponibilité. Sa fraîcheur physique reste toutefois à surveiller après une saison épuisante, conclue par la finale de la Ligue des champions avec Arsenal, perdue contre le PSG aux tirs au but. Haaland avait été ménagé en préparation, mais aucune blessure n’a été signalée : le staff de Solbakken joue clairement la carte de la préservation physique avant le tournoi.
Le onze de le Norvège devrait s’articuler autour d’Ørjan Nyland dans les buts, d’une défense à quatre avec Ryerson, Ajer, Östigard et Møller Wolfe, et d’un milieu à trois avec Berge, Ødegaard et Thorstvedt. En attaque, le trio explosif Nusa – Haaland – Sørloth est attendu d’entrée de jeu. Face à un Irak qui misera tout sur un bloc bas et des transitions rapides, c’est à ce trio de faire la différence.
Les compositions probables de Irak – Norvège
- Irak : J. Hassan – Doski, Sulaka, Tahseen, Younis – Al-Ammari, Bayesh, Iqbal, Amyn – A. Hussein, Al-Hamadi.
- Norvège : Nyland – Ryerson, Ajer, Östigard, Møller Wolfe – Berge, Ødegaard, Thorstvedt – Nusa, Haaland, Sørloth.
À quelle heure et sur quelle chaîne regarder Irak – Norvège
Le match se jouera dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 juin à 00h00 au Gillette Stadium de Foxborough (Boston). La rencontre est à suivre sur beIN Sports 1.
