Le jeu des bleus, un débat sans fin

 Le jeu des bleus, un débat sans fin
En tête de son groupe de qualifications, la France semble bien partie pour participer à l’Euro 2020. Pour autant le débat sur la qualité du jeu Français ne semble pas prêt de s’arrêter.

« Peu importe la manière »

Cette phrase prononcée par Didier Deschamps devant son groupe à la veille du match d’ouverture face à l’Australie semble assez bien résumer la philosophie du sélectionneur.

Et c’est précisément là l’objet de la division de l’opinion quand aux performances des bleus : Sur le plan des résultats, le bilan est positif et bien plus encore. En revanche, la forme peut parfois laisser à désirer.

Pour une partie des observateurs, qu’importe le flacon du moment que l’on a l’ivresse. Depuis sa prise de fonction en 2012, Deschamps totalise un quart de mondial perdu d’une courte tête face au futur champion du monde Allemand, une finale d’Euro, et un titre de champion du monde. Ajoutez à cela une communication et une image de nouveau positive et maitrisée, et vous obtenez là un bilan que l’on osait espérer au sortir des déconvenues de 2008, 2010, et 2012. Ce qui a toujours caractérisé Deschamps, le joueur comme l’entraineur, ce n’est pas l’esthétisme, mais bel et bien l’efficacité. Attendre de son équipe qu’elle rende des copies similaires à celles de l’Espagne 2010 ou l’Allemagne 2014 est donc vain et une preuve de méconnaissance le concernant.

« Qu’est ce qu’on s’emmerde »

Pour d’autres en revanche, si les résultats sont bel et bien là, il ne semble pas interdit de vouloir prendre du plaisir à regarder les bleus. Et sur ce point on ne peut pas totalement leur donner tort. Certains matchs peuvent effectivement être ennuyeux, ou teinté de ce que d’aucuns qualifieraient de manque d’ambition dans les intentions de jeu.

Le choix des hommes interroge aussi parfois : Matuidi est toujours converti en ailier en phase offensive, puis en troisième milieu en phase défensive. Et quand ce n’est pas lui, c’est Sissoko qui joue ce rôle de l’autre côté, là où on ne peut pas dire que la France manque de joueurs (Lemar, Mbappe, Thauvin, Dembele, Ikoné pour ne citer qu’eux). Si de tels choix peuvent se comprendre face des adversaires huppés, il peut poser questions face une adversité plus modeste.

Comme évoqué précédemment, le sélectionneur n’a jamais été un esthète, mais bel et bien un gagneur. Et c’est peut être là que chacun trouvera les réponses à ses questions : Deschamps a contribué à ce que ces bleus qu’il aime tant puisse retrouver leur place, c’est à dire au sommet du football mondial. À ceux qui se demandent à chaque trêve internationale ce qu’est le projet de jeu de cette équipe de France, il convient de n’offrir qu’une seule réponse : Gagner. Une habitude pour DD en somme.

David Onana

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