Le PSG s’est incliné il y a une semaine lors de l’ouverture des 1/8e de finale de LDC. Un défaite sur la plus petite des marges, mais qui laisse selon l’Equipe, presque aucune chance de qualification.
Le PSG est dans de sales draps. Au cœur de la tempête depuis la reprise, début janvier, les hommes de Christophe Galtier ont perdu leur match à domicile face au Bayern de Munich. Une défaite cruelle, notamment avec les 2 buts parisiens refusés, mais cette déconvenue qui parait légère et surmontable, n’est pas vue du même oeil selon les stats. Le journal l’Equipe a publié à l’issue de la rencontre un article énumérant les chiffres à retenir de cette affiche. Le chiffre 6 est ressorti en gros. 6 comme le pourcentage de chance de qualification du PSG.
Seulement 5 des 89 équipes qui ont perdu à domicile le match aller en Ligue des champions se sont finalement qualifiées. (L’équipe)
Une statistique qui effraye, et encore plus lorsque l’on se rend compte que depuis la dernière fois qu’un tel retournement de situation a eu lieu, 3 saisons et une pandémie se sont écoulées. Les derniers à avoir eu cette force de remonter suite à une défaite à domicile, ce sont les Néerlandais de l’Ajax. Une défaite 2-1 à Amsterdam face au Real de Madrid, avant de créer l’un des exploits les plus sensationnels du siècle, en battant Madrid 4-1 au Bernabeu. Une performance dingue lors de « l’épopée Ajacide de 2019 », qui a bercé le monde du football.
Le Bayern n’est pas celui de 2018 ou de 2021
Le PSG peut donc avoir peur, mais relativiser ne serait pas une mauvaise chose. Le Munich de cette saison est loin de concurrencer celui de 2018 ou de 2021. Une course au titre inédit en Allemagne, le Bayern se faisant accrocher plus que les saisons précédentes (en témoigne la défaite 3-2 ce week-end à Mönchengladbach). Mais aussi une nervosité inhabituelle, les Bavarois concèdent beaucoup de cartons, et notamment d’expulsion : 4 cartons rouges sur les 5 derniers matchs. Un fait pas anodin qui confirme le manque de contrôle que peut avoir le Bayern sur certaines séquences.
Malgré certains scores fleuves comme le 3-0 à Bochum, Munich n’a pas transpiré la sérénité qu’ils affichent année après année lors de ces matchs « tranquilles ». Une première mi-temps dominée mais très poussive, le Bayern peine à transformer ses phases offensives en « grosses occasions. Seulement 2 fois, Riemann, portier de la pire défense de Bundesliga, a été inquiété avant l’ouverture du score de Muller sur une erreur terrible de Saidy Janko. Un rouleau compresseur puissant, mais qui a perdu de sa splendeur, notamment en vue de la perte de Lewandowski cet été. Il manque un 9 tueur devant le but, capable de libérer des espaces et de redescendre apporter un poids supplémentaire au milieu.
Mbappe est LE facteur clé
Statistiques, pas statistiques, si un homme n’en a pas grand-chose à faire, et est capable de tout chambouler, c’est bien Kylian Mbappe. Le génie français, comme on le surnomme, n’a pas pu être aligné d’entrée au Parc des Princes. Son entrée en jeu a transcendé de l’équipe, faisant reculer le Bayern, jusqu’ici installé en camp parisien. Un facteur essentiel, en sachant que sans nouveau pépin, il sera titulaire à l’Allianz Arena début mars. Auteur de 27 buts TCC cette saison, Mbappe peut surgir n’importe quand, et sa présence dans les grands rendez-vous n’est pas à prouver. Sa simple entrée contre le Bayern a entraîné 2 buts de sa part, les deux refusés pour Hors-jeu.
«Il faut jouer avec ce qu’on a dans le pantalon»
Explicite, l’un des seuls leaders visibles de cet effectif, a mis un coup de pression à ses coéquipiers. Notamment en les invitant à « bien manger et bien dormir ». Le PSG a des axes d’amélioration, notamment en préservant son ADN. Défendre n’est pas une valeur forte du PSG. Paris a toujours été construit sur une force offensive, une intimidation par l’attaque. Cette équipe qui a affronté Munich était méconnaissable, comme depuis le Coupe du Monde. Il manque aussi du caractère, des hommes qui ne se laissent pas marcher dessus, des hommes qui bataillent jusqu’au bout. Paris manque de confiance, c’est aussi l’une des causes de la méforme actuelle, mais cet effectif si mal bâti, sans grandes cohérences, n’aide pas non plus.
