LOSC : les 12 dates clés de Christophe Galtier à Lille

 LOSC : les 12 dates clés de Christophe Galtier à Lille

La fin d’un cycle, une page se tourne. Après 4 ans et demi passés chez les Dogues, Christophe Galtier a annoncé dans un entretien avec L’Équipe son choix de quitter le LOSC, estimant avoir “l’ultime conviction d’avoir fait son temps” au sein du club nordistePassé par toutes les émotions, de la lutte pour le maintien au titre de champion de France, nous revenons sur les douze plus grandes dates de son aventure lilloise.

22 décembre 2017 : arrivée au poste d’entraîneur

Sans club depuis son départ de Saint-Étienne, Christophe Galtier est choisi par Luis Campos et Gérard Lopez en décembre 2017, pour succéder à Marcelo Bielsa, licencié deux mois plus tôt à cause de résultats inquiétants et de relations conflictuelles avec la direction. Pointant à la 18ème place à l’issue de la phase aller, le LOSC est au bord du gouffre. Avec un effectif en total manque de confiance, la mission du nouvel entraîneur est simple : redresser la situation sportive au plus vite. Et la tâche s’annonce délicate. L’effectif nordiste est en effet inexpérimenté et aucun recrutement ne sera toléré par la DNCG. Le club n’a donc pas d’autres choix que de négocier le retour de certains joueurs prêtés (Xeka, Mothiba).

Si Dijon refuse de lâcher le milieu portugais, Mothiba fera son retour dans les derniers instants du mercato après de longues négociations avec Valenciennes et occupera la pointe de l’attaque, jusque-là dépourvue de véritable avant-centre de métier (Ezequiel Ponce uniquement). L’aventure de Christophe Galtier dans la capitale des Flandres commence ainsi dans un contexte très compliqué. La menace d’une relégation administrative plane

6 mai 2018 : victoire renversante à Toulouse dans la course au maintien

Cinq mois plus tard, la situation n’a guère avancé et Lille a grillé certains jokers : contre Amiens à domicile dans une ambiance mortifère (0-1) puis contre Guingamp, deux semaines plus tard, en concédant le nul alors que l’équipe menait par deux buts d’écarts pendant pratiquement tout le match (2-2). Christophe Galtier joue donc sa survie face au TFC, place à l’union sacrée. À deux points du LOSC au coup-d’envoi, les Violets (17ème) sont également dans le dur et n’ont pas le droit à l’erreur. Un match de la peur, donc. Et avec plus de 850 supporters lillois déchaînés dans le parcage visiteur du Stadium, toute la délégation présente, c’est le LOSC qui ouvre la marque par l’intermédiaire de Nicolas Pépé après seulement cinq minutes, d’une minutieuse talonnade du droit sur un centre de Malcuit.

Mais les Toulousains réagissent, en égalisant dans la foulée puis en passant devant grâce à Jullien, monté aux avants postes, peu avant la pause. Face à une terrible efficacité, le LOSC retombe par conséquent dans la zone rouge et l’avenir dans l’élite du club de Gérard Lopez est en passe de s’éloigner. Mais tout à coup, Yves Bissouma, d’un magistral coup franc des 30 mètres, replace Lille sur les bons rails et l’espoir renaît. Puis deux minutes plus tard, Pépé, encore lui, fructifie une sublime ouverture d’Araujo et élimine Lafont, qui avait déserté sa cage. L’avenir du club bascule donc en deux minutes, l’attaquant lillois retire son maillot fou de rage et Galtier exulte. La survie est en passe d’être assurée.

12 mai 2018 : succès face au DFCO, le LOSC officiellement maintenu dans l’élite

Pour l’officialiser, il faudra battre Dijon, déjà sauvé et qui n’a plus rien à jouer. Mais comme d’habitude à la maison, des erreurs et des sauts de concentration resurgissent et viennent plomber le LOSC d’entrée. Une boulette de Maignan sur une passe mal appuyée de Kévin Malcuit permet à Kwon Chang-hoon, qui n’en demandait pas tant, d’ouvrir le score dès la 11e minute de jeu et de s’offrir son onzième but de la saison. Sauf que sept minutes plus tard, l’ancien stéphanois se rachète et envoie une offrande pour Mothiba, qui conclut et égalise pour Lille. Bis repetita juste avant la pause avec une ouverture de Benzia pour un centre du latéral lillois qui trouve une nouvelle fois… Lebo Mothiba, qui permet à son équipe de prendre l’avantage, d’une belle tête croisée. Deux actions rondement bien menées et le score ne bougera pas.

Au coup de sifflet final, Christophe Galtier explose de joie et Pierre-Mauroy est soulagé. Après une saison catastrophique à tous les étages, une situation financière dans le rouge et un grand nombre de déconvenues, le LOSC évoluera en Ligue 1 la saison d’après et le calvaire s’achève enfin. Enfin, après la manita reçue par Saint-Étienne, une semaine plus tard, pour le retour de Galtier à Sainté.

14 avril 2019 : Paris humilié par Lille

Apprendre de ses erreurs, voilà le maître-mot de la direction nordiste après s’être sauvée in-extremis sur le fil en 2018. Maintenu à son poste d’entraîneur, Christophe Galtier travaille d’aplomb avec Luis Campos pendant l’intersaison pour bâtir une équipe forte et équilibrée, capable de remplir les objectifs fixés par le président Lopez à son arrivée (finir dans le Top 3). Pour ce faire, le club est conscient qu’il doit absolument récupérer de l’expérience à chaque ligne pour accompagner la progression de ses jeunes talents, en prenant en compte qu’il ne pourra pas conclure de grosses transactions. Grâce à l’expertise de son directeur sportif, le LOSC réalise d’excellentes affaires sur le marché, à moindre coût (Fonte, Rémy, Bamba, Ikoné, Leão) et réalise un début de saison canon. Finit les cauchemars, les colères des supporters : une page s’est tournée, on repart de zéro.

Avec un climat apaisé, Lille surprend tout le monde, contre toute attente et suit son bonhomme de chemin tout au long de la saison. L’équipe de Christophe Galtier fait forte impression en battant l’OM 3-0 en septembre et confirme. Alors que certains observateurs doutaient de la capacité du club à s’accrocher face à la concurrence de l’Olympique Lyonnais, le club tient. En avril, les Dogues s’apprêtent à recevoir le PSG, privé de certaines de ses stars (Neymar, Marquinhos, Di María…) et veulent frapper un grand coup. Et ils vont le frapper. Porté par un excellent Nicolas Pépé, auteur d’un but et de deux passes décisives sur corner, le LOSC en passe cinq et gifle la bande à Kylian Mbappé. La folie s’est emparée du stade Pierre-Mauroy. Une première depuis le 2 décembre 2000 que Paris n’avait pas pris autant de buts. Plan exécuté à la lettre et coaching parfait : Galtier a su parfaitement, avec l’aide de son staff technique, exploiter les failles parisiennes et préparer ses joueurs. Un succès de prestige, venu récompenser l’énorme débauche d’énergie de l’entraîneur lillois, depuis son arrivée.

19 mai 2019 : élu meilleur entraîneur de la saison lors de la cérémonie des Trophées UNFP

Le LOSC connaît ainsi une saison exceptionnelle et termine dauphin du Paris Saint-Germain. Qualifié pour la plus belle des compétitions européennes, Christophe Galtier est élu meilleur entraîneur, devant Thomas Tuchel. Il s’agit alors d’un véritable ascenseur émotionnel pour le club, qui se battait un an plus tôt pour son maintien. En gérant parfaitement l’égo et la pression, l’entraîneur nordiste a su parfaitement tirer profit de son groupe. Un véritable fédérateur, qui a “remis l’église au centre du village et rétabli les valeurs, les fondamentaux“, soulignait récemment Patrick Robert, président du LOSC Lille-Métropole association.

Animé dans un 4-2-3-1 très performant, le plan de jeu est clair et très bien assimilé par un effectif très soudé. Basé sur du pressing et de la transition rapide, Thiago Mendes joue la rampe de lancement et sert les offensifs, qui explosent en contre à toute vitesse. Intraitable à domicile avec seulement deux revers en championnat, le LOSC s’est également montré solide défensivement, malgré la blessure de Soumaoro. Christophe Galtier a  contribué au renouveau Mike Maignan. Méconnaissable un an plus tôt et même relégué sur le banc, le Magic Eagle a pris sa revanche et est revenu en trombe. Il est sacré meilleur portier de la saison tandis que Loïc Rémy écope de la plus belle réalisation.

C’est aussi une très belle réussite pour Gérard Lopez et pour son projet, longtemps décrié. Dans un entretien accordé à RMC Sport, ce dernier déclare son envie de “pérenniser le club dans la partie haute du tableau mais estime qu’il sera “un peu compliqué de faire mieux que cette seconde place.Détrompez-vous…!

17 septembre 2019 : découverte de la Ligue des Champions

Sept ans d’absence et quatre mois se sont écoulés depuis la cérémonie des trophées. Le grand jour est arrivé : le LOSC fait son retour sur la scène européenne et se déplace à la Johan Cruyff Arena. Si les coéquipiers de Victor Osimhen prennent une leçon de Football (3-0) face à la magie d’Hakim Ziyech ce soir-là et réalisent un parcours très décevant, terminant à la dernière place du groupe avec seulement un point, il s’agit tout de même d’un bel achèvement pour les Dogues.

Entendre l’hymne de la Ligue des Champions, affronter des grandes équipes… tant d’éléments faisant rêver les plus grands fan du ballon rond. Et une jolie progression pour Christophe Galtier au passage, qui en profite pour réaliser ses premiers pas en tant qu’entraîneur principal en C1. Bénéfique pour la suite, surtout pour la Ligue Europa disputée cette saison et qui a vu des joueurs plus entreprenants.

1 février 2020 : tournant en Alsace

Sorti aux tirs au but en Coupe de la Ligue face à l’OL puis éliminé huit jours plus tard par Épinal (N2) dans l’autre coupe, le LOSC inquiète et le mot est faible. Cette élimination pitoyable contre les Spinaliens sonne la révolte. Les Lillois doivent se réveiller, retrouver les fondamentaux et ramener un succès d’Alsace. Montrer une vraie réaction, du répondant hors de Pierre-Mauroy et stopper la série noire en cours.

Mené d’entrée après un but gag d’Adrien Thomasson, José Fonte prend la parole dans le tunnel de la Meinau avant le second acte. Un geste fort du patron de la défense nordiste pour re-mobiliser ses coéquipiers qui va porter ses fruits. Sans être flamboyant, les Nordistes égalisent par l’intermédiaire de Gabriel, sur un centre d’Ikoné après l’heure de jeu puis prennent l’avantage grâce au pénalty transformé d’Osimhen, à dix minutes du coup de sifflet final. Le LOSC retrouve le sourire (première victoire en L1 depuis décembre) et enclenchera une impressionnante dynamique, stoppée par l’arrêt prématuré du championnat. Les joueurs de Christophe Galtier gagneront en effet 18 points sur 21 possibles.

18 octobre 2020 : derby remporté, l’invincibilité se poursuit face aux Sang et Or

Sous la houlette de Franck Haise, le RC Lens réalise une très belle saison pour son retour dans l’élite, après cinq années de supplice en deuxième division. Le rendez-vous pour le derby du Nord est pris et s’annonce inédit en raison de la pandémie de COVID-19. Le match se déroule à huis clos et la guerre a lieu sur les réseaux sociaux, entre les deux grands rivaux. L’entraîneur du LOSC le sait, ce match n’est pas comme les autres et déclare avant la rencontre vouloir être à la hauteur de ce match pour les supporters qui sont privés depuis le mois de mars (NDLR : 2020) de beaucoup de choses.” 

Avec un effectif composé d’un très grand nombre d’étrangers, on aurait pu penser que la culture de la rivalité n’allait pas être assez inculquée par les joueurs nordistes. Il n’en n’est rien. Le LOSC inflige une rouste à son voisin et s’impose tranquillement 4-0, Lens terminant la rencontre à neuf. Son entraîneur déclarait : “Il n’y a pas eu photo. Nous n’étions pas bien ce soir, et face à une équipe comme Lille, c’était trop dur, ils n’ont pas de points faibles, ils ont beaucoup de vitesse devant.” Une première manche donc remportée avant la seconde, qui aura lieu vendredi prochain et qui s’annonce décisive. Les Dogues sont invaincus depuis onze matchs face au RCL.

5 novembre 2020 : succès d’anthologie face au Milan AC

La Ligue des Champions s’est montrée éprouvante, cassante et un poil trop exigeante. La Ligue Europa apparaît ainsi comme un bon compromis : une compétition certes moins prestigieuse mais plus abordable avec tout de même quelques cylindrées comme le Milan AC ou les reversés de LDC. Et ça tombe bien, le LOSC écope des Rossoneri en phase de poules, qui sont invaincus depuis 24 matchs au coup d’envoi. Avec l’enchaînement des rencontres tous les trois jours, Christophe Galtier décide de faire souffler Benjamin André, d’insister avec Jonathan David et de reconduire Yusuf Yazici. Coaching gagnant. Renato Sanches a été monstrueux, David a énormément pesé dos au but et Yazici a claqué un triplé. Victoire sans appel et avec la manière pour Lille (3-0), qui prend la tête de son groupe.

C’est sans doute mon plus bel exploit“, racontait Christophe Galtier après la rencontre. Ce qui lui valait bien une petite accolade avec Zlatan Ibrahimović, impuissant durant le match et qui avait tant fait souffrir le coach lillois dans le passé, que ce soit sous le maillot du PSG ou de Manchester Utd. Ce retentissant succès à San Siro a également validé les choix du club de conserver ses forces vives l’été dernier et de ne pas les brader, quitte à être en difficulté. Avec beaucoup de cohésion et d’abnégation, les Dogues ont complètement anéanti les Italiens. Cependant, pas question de s’emballer et de relâcher quoi que ce soit, prévient l’entraîneur lillois, toujours très prévoyant.

3 avril 2021 : énorme coup lillois au Parc des Princes

Il est vrai qu’on les avait peut-être un peu vite enterrés. Après un nouveau coup d’arrêt face à Nîmes à domicile le 21 mars dernier, venu confirmer toutes les difficultés du LOSC dans cet exercice en 2021 (trois victoires en huit matchs), le club doit faire plus, beaucoup plus. Pour être champion, il faudra compter sur un réveil du secteur offensif, moins dedans depuis quelques semaines avec un Jonathan Bamba par exemple, moins performant et dans une période de disette. Le match contre le PSG, pour le compte de la 31ème journée, apparaît ainsi comme un choc, dans la course au titre mais aussi à une revanche, pour des Lillois sévèrement battus 3-0, deux semaines plus tôt en Coupe. Pour battre Paris, on doit être à 110, 120, 130 %, prévient Galtier.

Pour ce choc au sommet, Lille a résisté à toutes les vagues parisiennes et a retrouvé un bloc équipe très solide. Le management de coach Galtier l’a emporté face à celui de son homologue et les Lillois ont parfaitement muselé le champion de France en titre en appliquant le plan à la perfection. Soudés et disciplinés, les joueurs ont attendu les Parisiens pour mieux les contrer. Jonathan David a inscrit le seul but du match sur l’unique occasion cadrée de son équipe en première période après un bon travail d’Ikoné. Tout en restant très concentrés, ils sont même parvenus à faire sortir Neymar de son match. Incontestablement la saison où toutes les mauvaises séries tombent puisqu’il s’agit alors du premier succès nordiste dans la capitale depuis 1996, soit quasiment vingt-cinq ans.

25 avril 2021 : belle remontada au Groupama Stadium

La situation ne s’arrange guère à domicile. Probablement pris par l’enjeu et pas assez entreprenant à Pierre-Mauroy, les Dogues arrachent le point du nul comme souvent en fin de match face à Montpellier et se rendent à Lyon, pour l’ultime gros choc de la saison. Et le match commence mal. Comment souvent fébrile défensivement, Bradarić n’est pas assez mordant face à Caqueret, qui en profite pour servir en retrait Slimani. Ce dernier passe devant Fonte, trop éloigné, et place une frappe imparable du droit pour Mike Maignan, catapulté dans ses 5,5 mètres. Une deuxième réalisation lyonnaise à la suite d’un cafouillage entre Botman et son gardien intervient à la 35ème et fait l’affaire des Lyonnais, qui mènent alors par deux buts d’écarts. Lille tombe provisoirement à la quatrième place jusqu’à la démonstration du grand Burak. D’un coup franc somptueux peu avant la pause, en passant par un caviar pour J.David à l’heure de jeu avant un amour de ballon piqué dans le temps additionnel. Avec une prestation de haut vol, le Turc renverse l’OL à lui tout seul et replace Lille en tête.

Lille

Un mental hors du commun et des changements décisifs. Christophe Galtier, très bon communicant, est parvenu à re-mobiliser ses troupes à la pause. Exigeant, il n’a pas eu peur de laisser sur le banc Bamba pour cette rencontre, titulaire indiscutable, quand il manquait d’investissement. Il a systématiquement suivi sa théorie, remplie de principes où aucun joueur n’est irremplaçable. Avec un nouveau succès face aux Gones, qui pourrait être son prochain club même si la possibilité est minime, Galtier clôture l’excellent bilan de son équipe, invaincue face au top 4 (4 victoires, 4 nuls). Assumant par la suite publiquement qu’il joue le titre, le LOSC s’accrochera jusqu’au bout, malgré un nouveau faux pas à domicile face à Saint-Étienne et ira au bout de son rêve. Discret, concentré et muet sur les réseaux avant la rencontre, les joueurs battent sans trembler Angers pour la dernière de Moulin et explose au coup de sifflet final. Finissant en tête avec 83 points, à une unité du PSG, la bande de copains fêtera le titre comme il se doit avant de rentrer en héros à dans le Nord.

24 mai 2021 : célébration du titre et parade triomphale dans les rues lilloises

Dans des conditions exceptionnelles, dues à la pandémie de COVID-19, le LOSC soulève son “Hexagoal” au Domaine de Luchin, centre d’entraînement du club nordiste, quelques heures après sa victoire à Angers. En présence de plusieurs centaines de partenaires et journalistes, le staff et les joueurs reçoivent en plus une mini réplique du trophée et entonnent la chanson “We are the champions” de Queen. Christophe Galtier et ses hommes savourent alors un “tel exploit” avant la suite des festivités. Pour célébrer le 4ème sacre de champion de France (1946, 1954, 2011) du club, quoi de mieux qu’un bus à impériale pour circuler dans la ville, autour de plusieurs milliers de supporteurs, privés de stade depuis des mois. Sur un trajet de 3km, dans un brouillard de fumigènes rouge et blanc, l’entraîneur nordiste voit son identité être acclamée à de multiples reprises comme un dernier au revoir avant son départ. Un moment qui restera gravé à jamais.

Une récompense méritée pour un technicien salué par ses pairs, qui a tout le temps fait preuve d’adaptation malgré les circonstances (ventes, changement de direction…). Il a battu le record du nombre de points du LOSC en une saison, a été leader à 19 reprises, a managé la meilleure défense de l’élite (23 buts encaissés), a fait progresser de nombreux joueurs et a replacé le LOSC sur le devant de la scène. Il est élu pour la troisième fois de sa carrière entraîneur de la saison, sans contestation. Un bilan exceptionnel pour un entraîneur exceptionnel.

Il déclare :

Je ne me suis jamais préparé à vivre ce moment-là, j’y ai mis toute mon énergie. Je ne suis pas du tout sonné, je trouve ça tellement magnifique que je n’arrive pas à l’exprimer. (…) Je vais essayer de profiter et je dis bien essayer car je n’y arrive pas encore. C’est peut-être la première fois, avec beaucoup d’humilité, que je suis fier de moi.”

Et promet “suivre les résultats du LOSC jusqu’à la fin de mes jours.”

En outre, ces 12 dates démontrent une nouvelle fois toute la montée en puissance de Christophe Galtier pendant son aventure lilloise. L’entraîneur français a su dans un premier temps limiter la casse, en sauvant le club d’une faillite sportive et repartir sur de bonnes bases l’été d’après. Avec Luis Campos, le conseiller sportif de Gérard Lopez, les deux hommes ont fortement contribué à la réussite du projet, permettant au LOSC de retrouver les sommets avec un titre de champion devant le PSG. Et même avec le départ de joueurs majeurs à chaque mercato, Galtier n’a pas lâché et a été capable de maintenir de gros résultats en gérant parfaitement les rotations.

Il a également apporté de la stabilité, dans un club qui a connu une valse d’entraîneurs dans le passé. En bref, après être passé par toutes les émotions, le technicien français part par la grande porte. Il sait forcément qu’il a fait son temps à Lille et qu’il ne parviendra à faire mieux.

Il laisse derrière lui un joli héritage pour son successeur et donnera l’identité de sa nouvelle destination avant la fin de semaine. Celle-ci devrait être Nice puisqu’il entretient une bonne relation avec Julien Fournier, le directeur du football du club azuréen et n’a pas caché son admiration pour le projet d’INEOS au micro de L’Équipe.

Victor Girerd

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