Matias Arezo, la nouvelle pépite sud-américaine

 Matias Arezo, la nouvelle pépite sud-américaine

Bien connu des joueurs de Football Manager mais beaucoup moins du grand public, nouveau prodige d’Amérique du Sud, le jeune uruguayen de 18 ans, Matias Arezo, risque d’animer le mercato de grands clubs européens. Mais pourquoi ce jeune joueur à peine majeur est-il si désiré ?

 Un phénomène pas comme les autres 

Matias Arezo est né le 21 novembre 2002 à Montevideo, capitale de l’Uruguay, et joue actuellement pour le club uruguayen de River Plate dans sa ville natale. Evoluant au poste d’avant-centre, il fait ses débuts en pro à l’âge de 17 ans (le 14 juillet 2020) et marque son 1er but à peine un mois plus tard, pour une victoire 2-1 de son équipe(le 10 août 2020). Arezo est sélectionné avec les équipes jeunes de l’Uruguay, et obtient sa 1ère convocation avec les U23 à seulement 17 ans et 1 mois, et aura même marqué contre l’Argentine U23, grand rival de ce pays de 3 millions d’habitants.

Depuis ses débuts avec son club, il totalise 21 buts et 9 passes décisives en 62 matchs. Transfermarkt l’évalue à 1 million d’euros, mais nul doute que si un transfert a lieu, celui-ci dépassera largement ce prix.

Le directeur sportif de River Plate, Leo Rumbo, a décrit le style de jeu de Matias lors d’une interview au média espagnol AS : 

“C’est un style Luis Suárez, avec ses différentes caractéristiques, mais avec un très bon coup de poing et sait très bien se déplacer dans la zone”.

La principale force de cet attaquant est la diversité de ces frappes : des tirs en première intention, des reprises de volées, des frappes d’en-dehors de la surface, Arezo possède déjà une grande variété dans son jeu offensif, et tout cela à 18 ans. Son jeu de tête reste très efficace malgré sa taille moyenne grâce à un excellent sens du placement et de l’anticipation, il arrive toujours à avoir un coup d’avance sur ces défenseurs.

Si on peut lui trouver un défaut notable, c’est le fait qu’il soit assez frêle quand on compare à des joueurs comme Haaland à son âge ou même Moukoko, l’attaquant du Borussia Dortmund âgé de 16 ans mais déjà imposant physiquement. Bien évidemment, il reste très jeune, et il a encore beaucoup de temps devant lui pour se muscler et corriger ce défaut.

Et maintenant, quel avenir pour Matias Arezo ?

Même si Penarol et Nacional, les deux plus grands clubs locaux, veulent acheter ce nouveau joyau, les recruteurs européens n’auront pas mis longtemps à découvrir ce jeune crack et de nombreuses écuries sont prêtes à sortir le chéquier pour s’attacher ses services.

En passant par Arsenal en Angleterre, l’AC Milan en Italie, Marseille en France et le FC Séville en Espagne, c’est bien l’Atlético Madrid qui a un temps d’avance sur ses concurrents.

Les colchoneros auraient même trouvé un accord avec River Plate. Leur directeur sportif dans son interview avec AS confirme ces informations et pense que l’Atlético Madrid est le bon club pour son joueur :

“Parmi les options qui ont été traitées, il peut avoir un plus, en plus du langage, la protection qu’il peut y avoir. Il est très mature, mais il est important que ce soit très bien entouré pour faire le saut vers le football espagnol de notre pays ; l’Atletico, s’il signe là-bas, toutes les conditions sont réunies, ils ont de très bons professionnels que l’on connaît comme Andrea Berta, Profe Ortega … Il y a beaucoup de conditions à l’Atletico qui peut grandement influencer Arezo et sa famille”.

Willie Tucci, président de River Plate, demande 20 millions d’euros pour se séparer de sa pépite, et le club espagnol pourrait mettre 12 millions sur la table assortie de bonus pouvant aller jusqu’au prix demandé par le club uruguayen.

Selon le journaliste Gonzalo Martini, les Espagnols aimeraient l’acheter puis le prêter à Penarol jusqu’en juillet avant de rejoindre l’Europe.

En tout cas, le feuilleton Matias Arezo risque de se décanter rapidement, et on est pressé de voir l’issue de ce dossier. Nous vous tiendrons au courant de l’avancement des négociations sur notre compte Twitter.

Kylian Gil Blanco

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