À six semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les professionnels de l’hôtellerie américaine dressent un constat inquiétant. Près de 80% d’entre eux font état de réservations bien inférieures aux prévisions. Un signal d’alerte qui interroge.
Des chiffres qui surprennent
L’information circule ce mardi sur RMC Sport. Une enquête menée auprès des professionnels de l’hôtellerie américaine révèle que près de 80% des répondants ont indiqué que les réservations pour la période du Mondial 2026 sont « inférieures aux prévisions initiales ». Certains établissements ont même pris la décision de suspendre leurs offres spéciales liées à la compétition, faute d’intérêt suffisant.
Le Mondial 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet dans 16 villes hôtes réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. C’est la première édition à 48 équipes de l’histoire, censée générer un engouement sans précédent.
Pourquoi cet écart avec les attentes ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. D’abord, les prix exorbitants pratiqués dans les grandes villes américaines pendant les événements sportifs majeurs refroidissent de nombreux supporters européens et sud-américains. Ensuite, la superficie du pays organisateur pose un problème logistique : les distances entre les stades sont parfois de plusieurs milliers de kilomètres, rendant le suivi d’une équipe très coûteux.
Enfin, la dimension géopolitique joue aussi un rôle. Plusieurs nations qualifiées pour ce Mondial ont des ressortissants qui peuvent faire face à des difficultés d’obtention de visa pour entrer sur le territoire américain.
Une compétition qui reste historique
Ces chiffres ne remettent pas en cause l’ampleur de l’événement. La FIFA a annoncé des dotations en hausse de 15% pour les 48 fédérations participantes, atteignant 871 millions de dollars. Les droits TV ont été vendus à des niveaux records. Et les stades, tous déjà existants et aux capacités énormes, seront probablement remplis le jour J.
Mais le signal envoyé par les hôteliers américains mérite attention, à l’heure où la France de Didier Deschamps se prépare à défendre ses chances lors de ce qui sera peut-être la dernière grande compétition du sélectionneur tricolore.
