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PSG : Les 8e de finale, de formalité à mission impossible

 PSG : Les 8e de finale, de formalité à mission impossible

Nous y voilà de nouveau. Le PSG retrouve les huitièmes de finale de la Ligue des Champions mardi à Dortmund. Une étape anciennement formalité devenue Everest depuis 3 ans pour le club de la capitale. L’occasion de revenir sur ces rendez vous plus ou moins bien négociés depuis l’arrivée du Qatar en 2011.

Valence – PSG en 2013

Javier Pastore inscrivant le 2ème but du PSG lors du match aller (2-1), le 12 février 2013. (Crédit photo : Reuters)

Les nouvelles stars Parisiennes se déplacent à Valence, valeur sûre de Liga. Dominateurs et éblouissants en première période, les Franciliens assomment leurs hôtes par Lavezzi et Pastore. Paris gère plutôt en seconde, mais se fait peur en fin de match lorsque Rami réduit le score dans le temps additionnel, puis au match retour.

Ne sachant pas trop s’il doit attaquer pour enfoncer le clou ou gérer, Paris encaisse un premier but à l’heure de jeu, et le Parc se crispe quelques minutes, le temps pour Lavezzi d’égaliser. Les rouges et bleus s’en contentent, et se qualifient somme toute logiquement, avant de sortir avec les honneurs, sans perdre, devant le grand Barça.

Leverkusen – PSG en 2014

But égalisateur de Marquinhos lors du match retour (victoire 2-1 du PSG). (Source photo : Le Parisien)

Sorti haut la main d’un faible groupe, Paris se présente à Leverkusen, qui s’il a quelques arguments à faire valoir (notamment un certain Son) ne semble nullement en mesure d’inquiéter les partenaires d’Ibrahimovic. Blanc a remplacé Ancelotti parti au Real, et Cavani est venue donner plus de poids à l’attaque Parisienne. Résultat, Paris cartonne le Bayer 4-0.

On se dit alors que rien ne peut arriver au PSG, décidément déterminé à prouver qu’il n’est pas un club comme les autres. Car ce sont les Allemands qui ouvrent le score au Parc. Et si Marquinhos égalise, il faut la classe de Sirigu pour sortir un penalty des visiteurs, et ainsi s’éviter davantage de doutes. Lavezzi enterre finalement les minces espoirs Allemands (2-1), et envoie Paris à sa première grosse désillusion sur la scène européenne face au Chelsea de Mourinho et son fameux but de Demba Ba.

 PSG – Chelsea en 2015

Les parisiens célébrant leur qualification pour les quarts de finale. (Crédit photo : Glyn Kirk)

Animé d’un esprit de revanche après le quart de la saison précédente, Paris retrouve Chelsea au Parc des Princes. Changement de configuration cette fois, puisqu’ayant terminé deuxième de son groupe derrière Barcelone, le PSG recevra à l’aller et se déplacera au retour. Cavani répond à Ivanovic, pour un résultat qui n’arrange pas Paris (1-1) avant un périlleux retour à Stamford Bridge.

On était alors loin de se douter qu’on était pas au bout de nos émotions. Arrivé avec les meilleures intentions face à un Chelsea décidé à laisser venir et casser le rythme, les hommes de Blanc se voient réduits à 10 après l’exclusion sévère d’Ibra suite à une collision avec Fabregas. Même à 10, le PSG jette ses forces dans la bataille, mais c’est bien Gary Cahill qui ouvre le score à la suite d’un corner (80ème). Loin d’être abattus, les Parisiennes insistent, et finissent par revenir par David Luiz, pas gêné d’exulter devant ses anciens supporters, et qui envoie les deux équipes en prolongation. Les blues reprennent l’avantage par Hazard sur penalty, mais Silva égalise de nouveau sur un corner de Motta.

Paris est en quarts au terme d’un match qu’aucun supporter n’est prêt d’oublier. Tout comme la claque administrée par le Barca au tour suivant.

PSG – Chelsea en 2016

Les parisiens s’en sortent sans difficultés face aux Blues. (Source photo : Eurosport)

Décidément les deux équipes ne se quittent plus. Deuxième de son groupe derrière le Real, Paris reçoit les blues au Parc, et s’impose 2-1 sur des buts d’Ibra et Cavani, avant de l’emporter sur le même score au retour grâce à Rabiot et Ibra.

Paris file vers les quarts avec le statut de favori contre City, et une nouvelle désillusion à la clé. On se dit alors que décidément, Paris n’y arrivera jamais.

PSG – Barcelone en 2017

La désilusion des parisiens lors du coup de sifflet final, le soir de la mythique “Remontada”. (Source photo : Le 10 Sport)

Avec à sa tête un nouvel entraîneur (Unai Emery) et la page Zlatan tournée, le PSG retrouve l’une de ses bêtes noires, le Barça. Et Paris livrera son match le plus abouti depuis qu’il a retrouve l’élite européenne, écrasant les partenaires de Messi 4-0, sans leur capitaine Thiago Silva s’il vous plait.

L’euphorie ambiante fait place à l’humiliation quelques semaines plus tard, car ce qui n’était jamais arrivé arriva : Arrivé au Camp Nou avec 4 buts d’avance, Paris réussit l’exploit d’en prendre 6 aux yeux de toute l’Europe, ainsi que de perdre son titre national en fin de saison.

Real Madrid – PSG en 2018

Les parisiens n’y arrivent pas face à un Real Madrid supérieur. (Source photo : Eurosport)

Grandes causes, grands effets : Humilié à Barcelone un an auparavant, Paris a frappé fort : Mbappe, Neymar, mais aussi Alves sont venus gonfler les rangs des vice champions de France. Paris fait le match qu’il faut, et se permet même d’ouvrir le score par Rabiot sur le terrain des champions d’Europe. Mais fort de son expérience, le Real laisse passer l’orage, et termine le travail sur les dix dernières minutes pour l’emporter 3-1.

Le retour n’est qu’une formalité pour les hommes de Zidane, qui n’ont pas tremblé une seconde au Parc des Princes (2-1). Un nouvel échec qui coûtera sa place à Unai Emery, et que Neymar, blessé, n’a pu éviter.

Manchester United – PSG en 2019

La main de Presnel Kimpembe qui donna un pénalty aux mancuniens et leur qualification pour le tour suivant. (Crédit Photo : Franck Fife)

Malgré ses (nombreux) échecs Européens, le PSG fait tout de même figure de favori sur la pelouse d’un Manchester en difficultés. Paris ne tremble pas malgré l’absence de Neymar, et l’emporte 2-0 tout en maîtrise. On ne voit alors pas comment les Parisiens pourraient décevoir plus qu’ils ne l’ont déjà fait, mais c’était sans compter sur l’inventivité des hommes de Tuchel.

Tétanisés alors que Man U, privé de plusieurs titulaires, se montrait incapable d’être dangereux, les pensionnaires du Parc (toujours sans Neymar) donnent littéralement le match sur deux bourdes de Kherer et Buffon, avant que Kimpembe et son bras ne terminent le travail. Quand à savoir si cette humiliation est pire que celle de 2017, à vos débats.

On comprend ainsi qu’à l’heure de d’aller défier Dortmund, le PSG soit dans ses petits souliers. Il faudra cependant un Paris conquérant pour dompter la tétanie chronique du club au moment de disputer des matchs couperets. Comme chaque année, Paris joue sa saison sur cette période, et un nouvel échec porterait l’estocade au peu de crédibilité restant à Paris sur la scène Européenne.

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David Onana

Journaliste sportif

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