La vente du FC Nantes à Phénix Sports Invest semblait avoir franchi une étape décisive avec la signature d’un protocole d’accord. Le projet doit pourtant encore surmonter un obstacle majeur, avec des garanties financières considérables qui pourraient être exigées.
La signature d’un protocole avec Waldemar Kita ne signifie pas encore que Phénix Sports Invest a définitivement pris le contrôle du FC Nantes. Le groupe emmené par Paulo Tavares doit notamment obtenir l’approbation de la DNCG, chargée d’examiner la solidité et le financement du projet.
Un projet de rachat encore loin d’être validé
La situation sportive et financière des Canaris pousse le gendarme financier à la prudence. Descendu en Ligue 2, le club nantais a régulièrement présenté des déficits importants, parfois comblés personnellement par Waldemar Kita au cours des dernières saisons.
Le Comité social et économique du club aurait également rendu un avis défavorable sur le projet de reprise. Cette position reste consultative, mais elle traduit les inquiétudes présentes en interne au sujet de la fiabilité du montage, de l’emploi et de l’avenir économique du FC Nantes.
Jusqu’à 140 millions d’euros de garanties réclamées
D’après les informations d’Eurosport, la DNCG pourrait exiger la preuve que Phénix Sports Invest dispose de fonds suffisants pour financer le train de vie du club durant les trois prochaines saisons. L’enveloppe demandée serait comprise entre 120 et 140 millions d’euros.
L’instance devrait également contrôler précisément l’origine des capitaux, le niveau d’endettement du montage et les conditions des éventuels emprunts. Le groupe acquéreur assure pour sa part que son dossier est solide et qu’il n’existe aucune inquiétude particulière. Tant que cet examen n’est pas achevé, la vente ne peut toutefois pas être considérée comme définitivement validée.
