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Unai Emery : Un petit tour et puis s’en va

 Unai Emery : Un petit tour et puis s’en va
18 mois après son arrivée à l’Emirates en mai 2018, Unai Emery a été limogé ce Vendredi par Arsenal à la suite de la défaite face à Francfort en Europa League (1-2).
Restant sur 7 matchs sans victoires, pire série du club depuis 1992, les pensionnaires de l’Emirates sont dans l’impasse.

Ce n’était plus qu’une question de temps. Enchainant les mauvais résultats et les performances indigentes, Arsenal, 8ème de Premier League à 8 points du top 4, se trouvait dans l’obligation de réagir. Et lorsque la réaction ne vient pas du terrain, c’est souvent l’entraineur qui en fait les frais. Présenté comme un coach jeune, moderne et ambitieux, Unai Emery avait tout du parfait successeur d’Arsène Wenger malgré son échec au PSG. 18 mois plus tard, force est de constater que son groupe ne le suivait plus, et que son crédit s’est épuisé.

La première saison était pourtant prometteuse. Si Arsenal s’est écroulé dans le sprint final pour la Champions League alors que la 4ème place lui tendait les bras, notamment avec un calendrier plus favorable que Chelsea son concurrent, des circonstances atténuantes pouvaient être trouvées. Le basque a dû faire sans Bellerin et Holding, blessés de longue durée, et avec des insuffisances à certains postes, notamment en défense et sur les ailes. Tous ces problèmes ne sauraient se résoudre sur un seul mercato. Arsenal gardait de plus ses fondamentaux : Une équipe joueuse, capable de marquer face à n’importe quel adversaire, et intraitable à domicile. Les lacunes défensives et les performances insuffisantes à l’extérieur demeuraient, mais l’on se plaisait à croire qu’avec plus de temps, de travail, et de moyens, Emery et son staff auraient toutes les armes pour corriger le tir. Une 5ème place et une finale d’Europa League semblaient être une bonne base pour construire et envisager l’avenir sereinement.

D’autant que le mercato estival 2019 était une réussite : Pepe, Martinelli, Nelson (retour de prêt) venaient combler les manques sur les côtés. David Luiz, Tierney, et Chambers (retour de prêt) renforçaient le secteur défensif. Ceballos débarquait enfin en prêt du Real Madrid.

Les dirigeants ne lésinaient donc pas sur les moyens pour ramener Arsenal parmi l’élite Européenne.

Mais la sauce n’a pas prise : L’équipe demeure toujours aussi fragile défensivement, et ne produit plus autant de jeu, ce qui était pourtant l’une de ses forces. Les formations et les hommes n’étaient jamais les mêmes d’une match sur l’autre, et le basque semblait parfaitement incapable de trouver la bonne formule : À 4 ou 5 derrière, avec ou sans Ozil, Aubameyang sur un côté ou dans l’axe, avec ou sans le très critiqué Xhaka. Rien ne semblait fonctionner. Ce qui pousse à faire le même constat que les dirigeants Londoniens : Le message du manager ne passe plus.

D’aucuns diraient qu’il est aisé de mettre en cause Emery, et que les joueurs doivent être mis devant leurs responsabilités. Certes. Mais lorsque l’on est témoin de ce que Lampard, avec une interdiction de recrutement, est capable de produire à Chelsea avec une équipe relativement jeune, on ne peut s’empêcher de se demander comment Arsenal est incapable d’en faire autant.

Quid des joueurs ?

Les joueurs seront toutefois attendus au tournant. Il ne tient qu’à eux de démontrer que leur entraineur était bien le problème, et qu’ils ont effectivement les épaules pour revêtir le maillot rouge et blanc. Et qui de mieux que Freddie Ljungberg, membre du staff d’Emery et ancienne gloire des Gunners, pour en juger ? Officiellement, le Suédois n’assurera qu’un intérim dans l’attente de l’arrivée d’un entraineur plus confirmé. Et pourquoi pas plus si affinités.

Une nouvelle saison sans Ligue des champions, à laquelle Arsenal n’a plus goûté depuis 2017, aurait des conséquences désastreuses que l’on peut aisément deviner : Départ de joueurs clés, une perte sur le plan financier, et une absence d’attractivité. Arsenal se mue doucement mais sûrement en club lambda. Dire que le temps presse relève donc de l’euphémisme.

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David Onana

Journaliste sportif

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