Un déplacement bien plus piégeux qu’il n’y paraît. Ce mardi 29 septembre 2026 à 15h00 (heure française), l’Algérie se rend au Stade Intwari de Bujumbura pour affronter le Burundi lors de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2027. Les Verts de Brahim Hemdani arrivent en confiance après leur victoire 3-1 contre la Zambie, mais sans Amine Gouiri et dans des conditions de jeu délicates. La rencontre est à suivre en France sur beIN Sports 2.
Sur le papier, tout plaide pour l’Algérie. Les Fennecs ont parfaitement lancé l’ère Brahim Hemdani vendredi à Tizi Ouzou en dominant la Zambie 3-1, un succès net qui a validé les choix forts du nouveau sélectionneur. Face à eux, un Burundi battu 1-0 au Togo lors de la première journée et dont l’expérience continentale se résume à une seule participation à la CAN, en 2019.
Dans les faits, ce déplacement à Bujumbura concentre plusieurs difficultés qui n’apparaissent pas au classement. Et c’est précisément ce genre de match que les grandes nations africaines ont l’habitude de mal négocier.
Trois obstacles qui n’ont rien à voir avec le Burundi
Le premier est physique. Les Verts enchaînent après un match disputé quatre jours plus tôt, avec entre les deux un long voyage jusqu’au Burundi. La fatigue accumulée est un facteur réel à ce stade d’une saison européenne encore jeune.
Le deuxième concerne le terrain. La rencontre se joue sur une pelouse synthétique, une surface à laquelle la quasi-totalité des internationaux algériens, qui évoluent dans les championnats européens, n’est pas habituée. Les appuis, les glissades et la vitesse de circulation du ballon changent sensiblement, et c’est souvent là que les écarts techniques se réduisent.
Le troisième est climatique. Le coup d’envoi étant donné en début d’après-midi sur place, les joueurs évolueront sous une chaleur avoisinant les 30 degrés. Un paramètre qui pèse lourdement sur l’intensité et le pressing, deux armes que Hemdani veut installer dans son équipe.
Pris séparément, aucun de ces éléments n’est rédhibitoire. Cumulés, ils expliquent pourquoi un favori peut y laisser des points.
Hemdani contraint de revoir son attaque
À ces contraintes extérieures s’ajoute un vrai problème d’effectif. Amine Gouiri, l’un des grands artisans de la victoire contre la Zambie, est blessé au quadriceps gauche, touché lors de cette même rencontre. Une perte sèche pour le secteur offensif.
Le sélectionneur doit donc revoir son animation. La piste la plus probable mène à Amin Chiakha, entré en jeu précisément pour remplacer Gouiri face à la Zambie, et qui tient la corde pour démarrer en pointe. Cette solution présente l’avantage de laisser Mohamed Amine Amoura sur le côté gauche, où sa vitesse a fait très mal à la défense zambienne.
L’alternative consisterait à repositionner Amoura en pointe, avec Ilan Kebbal ou Bachir Belloumi sur l’aile. Un choix plus offensif mais qui priverait les Verts de leur meilleure menace en profondeur sur un côté.
Il faut également rappeler que Luca Zidane et Rafik Belghali sont toujours suspendus, à la suite des incidents survenus après la rencontre face au Nigeria. Melvin Mastil conserve donc les buts.
La grande satisfaction du premier match s’appelle en revanche Ibrahim Maza. Le milieu du Bayer Leverkusen s’est imposé comme un élément clé, auteur d’une passe décisive contre la Zambie, et devrait logiquement conserver sa place dans l’entrejeu aux côtés de Farès Chaïbi et Adem Zorgane.
Un Burundi qui va défendre bas et guetter le contre
Patrick Sangwa Mayani ne se fait aucune illusion sur le rapport de force. Le sélectionneur burundais devrait aligner un 4-3-3 sur le papier, susceptible de se transformer en 5-4-1 dès que l’Algérie aura le ballon. L’objectif est limpide : fermer les couloirs et exploiter les contre-attaques pour surprendre les Verts.
C’est une approche cohérente, d’autant que les Hirondelles disposent d’un profil capable de peser seul devant. Bonfils-Caleb Bimenyimana, connu pour son passage en Écosse, est le point de fixation naturel de cette équipe. Autour de lui, Saïdi Ntibazonkiza et Jean-Claude Girumugisha apportent de la percussion sur les ailes.
L’expérience vient du milieu avec Youssouf Ndayishimiye, tandis que la charnière Frédéric Nsabiyumva et Omar Moussa aura la lourde tâche de contenir Chiakha et Amoura.
La défaite au Togo n’était pas déshonorante, le Burundi ayant tenu jusqu’au bout dans un stade de Kégué bouillant. Mais à zéro point après une journée, les Hirondelles savent qu’un nouveau revers à domicile hypothéquerait presque leurs chances dans ce groupe I où figurent également le Togo et la Zambie.
Les compositions probables de Burundi – Algérie
- La composition probable du Burundi : Nahimana – Nduwarugira, Nsabiyumva, Omar Moussa, Muderi – Ndayishimiye, Mokono, Msanga – Ntibazonkiza, Girumugisha, Bimenyimana
- La composition probable de l’Algérie : Mastil – Radouani, Belaïd, Bensebaïni, Hadjam – Zorgane, Chaïbi, Maza – Hadj Moussa, Chiakha, Amoura
Ces onze de départ restent à confirmer, et trois postes font débat côté algérien. En défense centrale, Zineddine Belaïd et Samir Chergui sont en concurrence pour accompagner Ramy Bensebaïni. Au poste de latéral gauche, Jaouen Hadjamet Rayan Aït-Nouri se disputent la place. Et sur le flanc droit de l’attaque, Anis Hadj Moussa et Bachir Belloumi sont tous deux cités.
Le socle qui fait consensus est en revanche solide : Mastil, Radouani, Bensebaïni, Zorgane, Chaïbi, Maza, Chiakha et Amoura.
Sur quelle chaîne et à quelle heure suivre Burundi – Algérie ?
La rencontre sera diffusée en France sur beIN Sports 2 à 15h00, soit 14h00 en Algérie et 15h00 heure locale au Burundi. Le match est également accessible sur ENTV et beIN Sports 2 MENA pour l’Algérie, ainsi que sur Canal+ en Afrique francophone subsaharienne. Le programme TV complet du jour est à retrouver sur notre page programme TV.
| Date | Heure | Chaîne | Le match |
|---|---|---|---|
| Mardi 29 septembre 2026 | 15h00 | beIN Sports 2 | Burundi – Algérie |
Au classement du groupe I, l’Algérie et le Togo comptent tous deux trois points après leurs succès respectifs, les Fennecs disposant d’une meilleure différence de buts. Une victoire à Bujumbura, même étroite, permettrait donc à l’Algérie de conserver la tête du groupe et de valider la dynamique lancée par Hemdani. Dans des conditions aussi particulières, le résultat comptera bien plus que la manière.
