Kylian Mbappé ne foulera pas la pelouse ce lundi soir. Une hyperextension au genou gauche, contractée lors de la défaite 0-1 face à la Turquie, prive l’équipe de France de son capitaine pour l’intégralité du rassemblement. Trois matchs sans lui. Pour Zinédine Zidane, ce forfait survient au pire moment : dès son deuxième match sur le banc des Bleus, il doit recomposer une attaque construite autour d’un seul joueur.
Le vide laissé par 53 % des buts français en 2026
Les chiffres posent l’ampleur du problème sans ambiguïté. Selon TF1 INFO, Mbappé totalise 67 buts et 44 passes décisives en 107 sélections, soit plus d’une contribution décisive par match en moyenne. En 2026, il a débuté 12 des 13 rencontres et inscrit 12 buts, un record sur une année civile dans l’histoire de la sélection française. Ajoutez 4 passes décisives à ce total, et le constat s’impose : il a été directement impliqué dans 16 des 30 buts des Bleus depuis le 1er janvier, soit 53 % d’entre eux.
Ce chiffre résume à lui seul ce que Zidane perd tactiquement. Son système en 4-3-3 était construit autour de Mbappé positionné sur le côté gauche, un rôle qui lui permettait d’exploiter ses accélérations balle au pied et d’alimenter une chaîne de décisions automatisées avec les joueurs proches de lui. Sans ce pivot offensif, le sélectionneur se retrouve contraint de redistribuer ces responsabilités entre plusieurs joueurs aux profils différents, et de rééquilibrer un onze dont les automatismes ont à peine eu le temps de se former.
Ce que remarque un observateur du marché football croate
Zlatan Vukić, compliance manager dans le secteur iGaming et fin observateur du marché football et médias croate, note que ce type de lecture d’avant-match concentre exactement la matière que les amateurs de football cherchent à s’approprier avant le coup d’envoi. La combinaison d’un forfait majeur, d’une recomposition du onze et du poids statistique de l’absence constitue, selon lui, le cœur de l’analyse qui permet de jauger le rapport de forces entre deux équipes. Il relève que les informations couvertes par HRK Croatia rassemblent précisément ce type de données de forme et de composition pour les affiches internationales, offrant aux lecteurs croates un accès structuré à ces éléments avant le coup d’envoi.
“Ces analyses tactiques d’avant-match, quand elles croisent les statistiques d’absence et les scénarios de remplacement, sont ce qui permet réellement d’évaluer une rencontre avant qu’elle ne commence.”
Dembélé en faux numéro 9, Olise et les autres options disponibles
L’option la plus probable pour pallier l’absence de Mbappé reste Ousmane Dembélé. Vice-capitaine nommé par Zidane, le joueur de 29 ans est pressenti pour évoluer en faux numéro 9, un rôle qui exploite sa capacité à décrocher du couloir central pour provoquer des décalages. La mécanique de ce positionnement diffère radicalement de celui d’un attaquant de surface classique : plutôt que de fixer les défenseurs centraux, Dembélé attire les lignes adverses et crée des espaces pour les milieux lancés en profondeur.
Son bilan en sélection reste cependant en deçà de son statut. En 68 sélections, il ne compte que 13 buts et 7 passes décisives, un total modeste pour un joueur de son envergure en club. Michael Olise représente une autre piste sérieuse. Contre la Turquie, il a été le meilleur joueur offensif des Bleus et a fourni une passe décisive. Il avait terminé meilleur passeur du dernier Mondial, un palmarès qui lui confère une crédibilité dans les grands matchs. Bradley Barcola, Désiré Doué et Esteban Lepaul, qui a obtenu sa première sélection contre la Turquie, complètent les options dont dispose Zidane pour repenser son dispositif.
Zidane mise sur Dembélé, Camavinga valide le choix
Le sélectionneur ne cache pas sa confiance. À propos de Dembélé, Zidane a déclaré :
“Il pourrait jouer les quatre matchs, même si ce ne sera pas le cas.”
Une formulation qui dit autant sur la disponibilité physique du joueur que sur la centralité du rôle que lui envisage le sélectionneur. Zidane a également détaillé les qualités qu’il lui prête :
“Énorme énergie incroyable, toujours là pour les autres, au volume de jeu super intéressant.”
Sur le positionnement précis en faux numéro 9, le sélectionneur a été direct :
“En Turquie, il a joué dans la même position qu’au PSG. Il le fait très bien.”
Dans le vestiaire, Eduardo Camavinga abonde dans le même sens. Le milieu a décrit Dembélé comme « un leader technique » qui pousse « énormément (ses coéquipiers) sur le terrain », une évaluation qui dépasse le cadre purement technique pour toucher à l’influence collective du joueur sur son groupe.
Trois matchs pour construire une réponse collective
L’échéance est immédiate. La Belgique ce 28 septembre, l’Italie le 2 octobre, puis de nouveau la Belgique le 5 octobre. Ces trois rencontres constituent autant d’occasions pour Dembélé, Olise, Barcola, Doué et Lepaul de démontrer collectivement qu’ils peuvent compenser un joueur impliqué dans 53 % des buts français depuis le début de l’année. La tâche n’est pas seulement de marquer à la place de Mbappé. Elle est de redistribuer une influence qui traversait l’ensemble du système offensif des Bleus, et de le faire sans temps de préparation supplémentaire.
