Bayern Munich : tout d’un futur vainqueur !

 Bayern Munich : tout d’un futur vainqueur !

Après avoir atomisé le Barça, qui n’est certes plus que l’ombre de lui-même, le Bayern Munich est, parmi les 4 demi-finalistes, le seul à avoir déjà décroché la coupe aux grandes oreilles. Fort d’un collectif retrouvé et d’une profondeur de banc extraordinaire, le club bavarois est incontestablement l’un des favoris pour la victoire finale.

Une montée en puissance

7 décembre 2019. L’arbitre siffle la fin du match opposant M’Gladbach au Bayern en Bundesliga. Les bavarois, de nouveau défaits, accusent le coups. 4 défaites en 14 journées, soit autant que sur la totalité de la saison dernière. Pire encore, le Bayern est 7ème du championnat, à 7 longueurs du leader, le Borussia Monchengladbach. La colère de Joshua Kimmich à la fin du match est cinglante : “je suis énervé ! C’est à devenir fou ! Ceux qui n’ont pas encore compris la situation sont de mauvaise foi !”. Le Bayern n’a jamais été autant menacé en championnat depuis son dernier titre, glané en 2013. Mais un grand club ne coule pas sans se débattre. Et Munich s’es battu. À force de caractère, d’envie et d’abnégation, le Bayern a effectué une remontée remarquable, notamment grâce à une impressionnante série de 13 victoires (débutée avant le confinement, terminée ensuite). Au fur et à mesure, ce Bayern, malmené face à Paderborn ou Leverkusen, s’est petit à petit mis au niveau, à son niveau, pour finalement remettre les choses dans l’ordre. Ce n’était qu’un petit cauchemar qui a vite pris fin. Le parcours en Ligue des Champions quant à lui, a paru être une parenthèse enchantée lorsque le Bayern était au plus mal, puis a fini par redevenir normal lorsque que tout est rentré dans l’ordre. 6 matchs de poule, 6 victoires, avec une gifle passée à Tottenham (7-2). Une leçon donnée à Chelsea en huitièmes (7-1 sur l’ensemble des deux matchs) pour bien montrer qu’il ne fallait pas enterrer l’ours trop tôt. Puis viens la démonstration, l’humiliation, la démolition. À Lisbonne, le Bayern étrille le FC Barcelone 8-2, cette fois en un match sec, et prouve qu’il est bel et bien de retour, bien déterminé à ramener la Ligue des Champions au pays.

Un effectif taillé pour gagner

C’est bien connu, on ne peut aller loin dans une compétition, peu importe laquelle, sans avoir un effectif large et de qualité. Au coup d’envoi du quart de finale les opposant au Barça, le Bayern affiche un banc de haut niveau : Coutinho, qui participera à la correction infligée à son club (il est prêté au Bayern par Barcelone), Javi Martinez, Lucas Hernandez, Alvaro Odriozola, Niklas Süle, Kingsley Coman, Corentin Tolisso ou encore Zirkzee et Cuisance. Une profondeur de banc remarquable et indispensable pour aller loin dans une compétition comme la Ligue des Champions. Avec la nouvelle règle des 5 changements autorisés, ce banc prend encore plus d’importance, les possibilités s’en retrouvent multipliées. Et ce n’était “que” le banc. Sur le terrain, Lewandowski, la fer de lance de l’équipe, est toujours aussi affuté, Thomas Müller, un temps mis au placard par Niko Kovac, renaît de ses cendres tel un phoenix, Thiago Alcantara, qui devrait s’engager à Liverpool à la fin de la compétition, prouve qu’il manquera cruellement au Bayern et Alphonso Davies, considéré comme une future star mondiale, n’en fini plus d’impressionner. C’est certain, le Bayern a une sacrée carte a jouer.

Une édition qui paraît leur être promise

Quand on voit la correction infligée à Messi et au Barça, on se dit que rien ni personne ne pourra empêcher le Bayern de gagner cette édition de la Ligue des Champions. Le club bavarois n’a fait qu’une bouchée de deux clubs historiques, à savoir Chelsea et Barcelone. Dans le dernier carré, le Bayern peut se vanter d’être le seul des 4 à avoir déjà levé le trophée tant convoité, ou même d’avoir déjà atteint la finale. Ce qui n’est le cas pour aucun autre de ses concurrents encore en lice. Peu de gens voient l’OL créer un nouvel exploit, et la presse allemande manquerais presque de respect aux joueurs de Jean-Michel Aulas : “Pas de Pep en demi finale, alors le Bayern va démolir Lyon” titre en Une le quotidien Bild. C’est vrai que la tache s’annonce compliquée pour les Gones, mais plus que face à la Juve ou City ? Tolisso assure que le match ne sera pas facile : “On ne sous-estimera pas Lyon. Lyon est en demi finale de la C1 et je ne pense pas qu’une équipe arrive là par hasard”. Seul le PSG semble être de taille pour rivaliser avec les bavarois, mais attention aux nuages gris qui pourraient venir noircir un été ensoleillé jusque là pour Munich.

Légitimement, le Bayern Munich a les faveurs des pronostics et se place comme favori pour la victoire finale. Tous les ingrédients semblent être réunis pour aller au bout. Mais la volonté de l’équipe lyonnaise, l’insouciance du RB Leipzig et la détermination du PSG seront tant d’obstacles à surmonter pour le Bayern, qui n’est pas non plus assuré de remporter le trophée. Après tout, c’est du football, et le football est un sport qui adore offrir des surprises.

Raphaël LG

Laisser une Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *