Auteur d’un match plein et abouti face au Brésil (1-1) ce samedi, Ayyoub Bouaddi (18 ans) a impressionné. Pour ses premiers pas en Coupe du Monde, le milieu de terrain lillois a montré aux plus grands que l’âge ne comptait pas.
Les connaisseurs du ballon rond le savaient déjà, un an et demi plus tôt, alors tout juste âgé de 17 ans, Ayyoub Bouaddi martyrisait déjà la défense du Real Madrid (victoire 1-0 de Lille) avec une facilité déconcertante. Mais en disputant hier le premier match de sa carrière en Coupe du Monde, le jeune milieu marocain est entré dans une autre dimension.
Des chiffres de patron
60 passes réussies sur 66 (91 %), 11 duels remportés sur 14, 4 dribbles réussis sur 5, et 89 ballons touchés, plus que n’importe quel autre joueur sur la pelouse. Face au Brésil, pour ses premiers pas en Coupe du Monde, Ayyoub Bouaddi n’a pas seulement été présent : il a été dominant. Avec ou sans ballon, le milieu lillois a pesé sur chaque séquence, résisté au pressing et distribué le jeu avec une justesse et une sérénité déconcertantes pour un joueur de 18 ans.
L’équipe de France a perdu un futur grand
Au-delà des statistiques, c’est sa maturité qui a frappé. Bouaddi a joué comme un vétéran, alternant simplicité et prise de risque avec un sang-froid qui tranchait avec son âge. Ce milieu de terrain qui vient de régner sur un Brésil-Maroc avait largement les qualités pour s’imposer chez les Bleus, l’équipe de France l’a laissé partir, le Maroc a eu le flair de le convaincre. Pour les Lions de l’Atlas, c’est peut-être le début d’une ère.
