La crise à la LFP ne s’arrange pas. Hier après-midi, Nicolas de Tavernost a annoncé qu’il quittait ses fonctions de directeur général de LFP Média, estimant ne pas être assez soutenu.
Rien ne va plus à la LFP. Après la réunion qui a eu lieu hier avec le gouvernenement du foot pro, Nicolas de Tavernost a eu la confirmation qu’il ne serait pas suivi dans son souhait d’intenter une action en justice contre la FIFA, après que cette dernière ait attribué les droits de la Coupe du Monde à beIN Sports. Face au manque de soutien, il s’est rendu démisionnaire.
Une nouvelle crise à la LFP
Le désormais ex-directeur général de LFP Média souhaitait que la Ligue défende ses intérêts face à la FIFA, qu’il juge avoir été malhonnête dans sa distribution des droits TV. Il n’en sera rien. Hier, à la réunion, de Tavernost était accompagné, pour faire valloir sa cause, de plusieurs avocats et de Jean-Christophe Germani, à la tête du fonds à l’origine de la création de la filiale commerciale de la ligue, et grand soutien à la nomination de de Tavernost il y a un an. Mais ils étaient un peu seuls contre tous. Ce départ précipite donc une nouvelle fois le football français dans la crise.
Plusieurs désaccords
Si plusieurs présidents ont salué Nicolas de Tavernost pour le travail accompli, ce n’est pas le cas de tout le monde. Loïc Féry, président du FC Lorient, a ainsi invectivé l’ancien directeur général, lui disant qu’il faisait du chantage, et que ce n’était pas une manière de faire, soutenu par Juan Sartori, président de Monaco. D’autres l’ont défendu, comme Pablo Longoria, président de l’Olympique de Marseille. Waldemar Kita, président du FC Nantes, lui aurait demandé de rester et de réfléchir. Ce conseil d’administration a également été marqué par le clash entre Vincent Labrune, patron de la ligue et Germani. Le football français s’enfonce donc un peu plus dans la crise.
