Alors que Netflix a dévoilé hier son nouveau documentaire « le Bus, les Bleus en grève », Raymond Domenech, sélectionneur des bleus durant cette période, n’est pas satisfait du tout du résultat.
Raymond Domenech est furieux contre Netflix ! Le sélectionneur des Bleus de 2004 à 2010 était en poste lors du Mondial 2010, au cours duquel l’affaire Knysna a éclaté. Cette sombre période de l’histoire des Bleus, où les joueurs ont refusé de s’entraîner en plein mondial, est le sujet du nouveau documentaire de Netflix. Domenech a accepté d’y participer, au même titre que Patrice Evra, William Gallas ou Bacary Sagna.
Le journal intime de Domenech
L’ancien sélectionneur des Bleus a même accepté, pour l’occasion, de transmettre son journal intime aux équipes de Netflix, pour que des morceaux de ses notes puissent être ajoutés au montage finale. Parmi les notes présentes y figurent des insultes à l’encontre de ses anciens joueurs, comme Thierry Henry ou Yoann Gourcuff :
« Thierry Henry est né le 17 août. Lion banal : il se regarde le nombril
Gallas fait toujours la gueule. Je ne supporterai pas longtemps
Gourcuff, mais qu’il est con. Autiste léger d’abord et con ensuite
Anelka qui est passé sans me regarder. Ce gros con ! »
Dans le documentaire, Domenech aurait également donné le nom de la taupe qui circulait dans le vestiaire des Bleus à l’époque, et qui transmettait les informations aux médias. D’après Domenech, il s’agirait de l’ancienne légende du Bayern de Munich, Franck Ribéry, qui a répondu en story à ces accusations :
« Mamma Mia Domenech, je t’aime beaucoup. Juste… je garde la vraie histoire pour plus tard. Allez ciao bello. »
Le communiqué de Domenech sur X
Raymond Domenech s’est fendu d’un post sur X assassin ce matin, pour démolir cette version du documentaire qu’il n’aurait en aucun cas validé :
« 16 ans après, cela devait être le documentire de l’explication de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde […] J’ai depuis longtemps abandonné l’aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenue une poubelle haineuse
[…] Je n’aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j’ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez un film sensationnalite qui n’a d’autre vocation que celle de « remuer la merde » pour faire de l’audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis
Je suis meurtri et trahi: cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d’un moment. Pour toutes celles et ceux qui ont tenu à un moment donné de leur vie un journal intime, ils sauront combien les pensées écrites sont parfois dures à l’égard des autres (et de soi), qu’elles ne sont pas destinées à être livrées telles qu’elles et surtout, qu’elles permettent, à ce moment-là, de maintenir en vie une femme ou un homme, accablé(e) de toutes parts, croulant sous le poids d’une pression déraisonnable et extraordinairement violente
[…] Ces notes n’auraient jamais dues être publiées telles quelles.
[…] Ce ne sont pas mes valeurs : je peux être frondeur parfois, provocateur souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant. Je tiens à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n’ont d’égal que son absence de déontologie. Il n’honore ni le football, ni le journalisme »
16 ans après, l’affaire Knysna risque encore de beaucoup faire parler d’elle.
