Demain, lâĂ©quipe de France affronte lâEspagne en finale de la Ligue des Nations. Un rendez-vous entre deux formations qui ont bien changĂ© depuis leur derniĂšre confrontation dans une compĂ©tition majeure.
Le dernier match face Ă la Roja remonte Ă 2017 mais ce nâĂ©tait quâun match amical. Dans une compĂ©tition majeure, la derniĂšre opposition avec les deux nations Ă©tait lors de lâEuro 2012, remportĂ©e par lâEspagne.Â
Des dynamiques contraires
Au moment de ce match, lâĂ©quipe de France cherche Ă faire oublier le fiasco du Mondial 2010. Ă sa tĂȘte, Laurent Blanc, ancien entraĂźneur des Girondins de Bordeaux qui a succĂ©dĂ© Ă Raymond Domenech peu de temps aprĂšs lâĂ©limination en phase de poule de la coupe du monde. Il a comme devoir de renouer les liens entre la sĂ©lection et ses supporters, tant lâimage a Ă©tĂ© ternie. Cela passe par des rĂ©sultats sur le carrĂ© vert et des choix dans sa liste. Deux ans aprĂšs sa prise de fonction, le champion du monde 1998 va connaĂźtre sa premiĂšre compĂ©tition internationale avec les Bleus. NoĂ«l le GraĂ«t sâĂ©tait montrĂ© prudent au sujet de lâobjectif fixĂ© pour cet Euro. Les tricolores terminent second derriĂšre lâAngleterre et accĂšdent donc aux quarts de finale, un soulagement pour un pays en recherche de rĂ©sultats.

CĂŽtĂ© Espagnol, la confiance rĂšgne. Champion du monde en titre, la Roja est logiquement favorite avant cette confrontation. Les hommes de Vicente Del Bosque terminent premier de leur poule en concĂ©dant un nul face Ă lâItalie mais ont tout de mĂȘme montrĂ© quelques signes de fragilitĂ©, signal positif pour la France. Un groupe composĂ© essentiellement de joueurs du Real Madrid et du FC Barcelone, en pleine bourre Ă cette pĂ©riode-lĂ . La Furia a un style de jeu bien Ă©tabli, mettant en valeur la possession de balle Ă lâimage du travail que rĂ©alisait Pep Guardiola avec les Blaugranas en mĂȘme temps.Â
Laurent Blanc innove
Dans lâantre de la Donbass Arena de Donetsk, les Bleus sont prĂȘts Ă dĂ©fier lâEspagne. Laurent Blanc est privĂ© de Philippe MexĂšs pour ce quart Ă cause dâune accumulation de cartons. Il choisit alors dâassocier Adil Rami avec Laurent Koscielny. Il se passe Ă©galement de Samir Nasri et JĂ©rĂ©my MĂ©nez et fait monter Mathieu Debuchy sur lâaile droite, surprenant. Karim Benzema et Franck RibĂ©ry seront les plus gros atouts offensifs des Bleus pour tenter de dĂ©stabiliser la dĂ©fense espagnole.Â

Vicente Del Bosque a quant Ă lui conservĂ© son Ă©quipe type depuis le dĂ©but de lâEuro. Une composition sans rĂ©el avant-centre mais avec un entrejeu made in Barcelone : Sergio Busquets-Xavi-Iniesta. Une animation offensive oĂč les joueurs sont trĂšs libres et permutent beaucoup.
Le sĂ©lectionneur français voulait rĂ©ussir Ă bloquer lâespace avec notamment la titularisation dâAnthony RĂ©veillĂšre et Debuchy. Le plan fonctionne assez bien dans le premier quart dâheure mais les Espagnols percent le verrou Ă la 19Ăšme minute aprĂšs un centre de Jordi Alba, dĂ©posĂ© sur la tĂȘte de Xabi Alonso.
Trop brouillons et peu crĂ©atifs, les Bleus ne se crĂ©ent que trĂšs peu dâoccasions. Ils ont tirĂ© seulement quatre fois au but et nâont cadrĂ© quâun seul tir, trop peu pour inquiĂ©ter le portier madrilĂšne, Iker Casillas. MenĂ© dâuniquement un but, lâespoir reste prĂ©sent jusquâau temps additionnel. Anthony RĂ©veillĂšre est coupable dâune faute sur le rentrant Pedro. Xabi Alonso transforme le pĂ©nalty et met fin au suspense, lâaventure des Bleus est terminĂ©e.Â
Les deux pays se retrouveront donc demain soir dans des dynamiques trĂšs opposĂ©es par rapport Ă cette confrontation Ă lâEuro 2012. Dâun cĂŽtĂ©, une Ă©quipe de France championne du monde en titre et de lâautre cĂŽtĂ©, une Roja qui veut retrouver des couleurs aprĂšs une passe difficile entre 2014 et 2018.Â
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