C’est une rupture politique majeure entre le football français et Gianni Infantino. Réuni ce jeudi, le comité exécutif de la FFF a décidé de retirer son soutien au président de la FIFA en vue de l’élection de mars 2027. Une décision qui couvait depuis plusieurs semaines et qui intervient après une succession de désaccords sur la gouvernance de l’instance mondiale.
La France ne soutiendra plus Infantino
Gianni Infantino perd un nouveau soutien important en Europe. Selon RMC Sport, le comité exécutif de la Fédération française de football a acté ce jeudi le retrait de son soutien à la candidature du dirigeant pour un nouveau mandat à la tête de la FIFA.
La décision française était attendue. Dès la fin du mois d’août, Philippe Diallo avait annoncé qu’il réunirait son comité exécutif le 10 septembre afin d’arrêter officiellement la position de la FFF.
Le président de la FFF avait alors publiquement affiché ses désaccords avec la gouvernance d’Infantino. Il reprochait notamment à la FIFA de prendre certaines décisions stratégiques sans suffisamment consulter les fédérations.
Le projet de société commerciale a été l’épisode de trop
La rupture s’est surtout accélérée pendant l’été avec l’affaire FIFA Forward Enterprise.
Fin juillet, Gianni Infantino avait porté un projet visant à créer une société chargée d’exploiter une partie des activités commerciales de la FIFA, notamment celles liées à ses principales compétitions. Une participation de 20 % devait pouvoir être ouverte à des investisseurs privés contre plusieurs milliards de dollars.
Le projet avait provoqué une importante fronde dans le football mondial. Plusieurs dirigeants avaient notamment dénoncé la possibilité de voir une partie de la valeur commerciale de la Coupe du monde passer entre les mains d’investisseurs privés.
Face à l’opposition rencontrée, Infantino avait finalement abandonné le projet dès le 1er août. La FIFA avait ensuite reconnu des erreurs dans la manière dont le dossier avait été conduit.
Pour la FFF, cet épisode semble avoir été celui de trop. Philippe Diallo avait déjà critiqué d’autres choix récents de l’instance mondiale et réclamait une gouvernance davantage concertée.
La France rejoint désormais plusieurs fédérations européennes ayant décidé de prendre leurs distances avec Infantino. Un mouvement qui intervient à six mois de la prochaine élection présidentielle de la FIFA, programmée le 18 mars 2027 à Rabat.
Pour l’instant, Gianni Infantino reste le seul candidat officiellement connu. Mais à mesure que les soutiens européens disparaissent, la question d’une candidature concurrente devient forcément centrale.
