Après Didier Deschamps avec l’équipe de France, un autre monument du football international referme son chapitre cet été. Le sélectionneur emblématique de la Croatie, Zlatko Dalić, a annoncé son départ après l’élimination de son pays en seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 face au Portugal.
Arrivé à la tête de la sélection croate en octobre 2017, en remplacement d’Ante Čačić, Zlatko Dalić a offert à son pays la plus belle période de son histoire. Sous ses ordres, la Croatie a disputé sa toute première finale de Coupe du Monde en 2018, s’inclinant 4-2 face à la France, avant de terminer troisième en 2022 puis finaliste de la Ligue des Nations en 2023. Adversaire des Bleus lors de cette finale de 2018, il tourne la page au même moment que Didier Deschamps, qui a lui aussi annoncé son départ du banc français cet été.
Neuf ans de bons et loyaux services
La Fédération croate de football (HNS) lui a rendu un hommage appuyé sur les réseaux sociaux : « Une arrivée modeste. Un parcours inoubliable. Un adieu empreint de fierté. Après près de neuf ans, le sélectionneur Zlatko Dalić a décidé de clore ce chapitre incroyablement fructueux avec la Croatie », a écrit l’instance, saluant « les victoires, les exploits, les qualifications » ainsi que le respect gagné auprès de ses joueurs et de ses adversaires.
Vers un come-back dans le Golfe, une succession déjà dans les tuyaux
Le départ n’est pas totalement une surprise. Le contrat de Dalić expirait à l’issue du Mondial 2026, et la presse croate évoquait depuis plusieurs semaines une offre très lucrative venue des Émirats arabes unis, estimée à environ cinq millions d’euros par saison. La HNS avait pourtant tenté de le convaincre de prolonger l’aventure, sans succès.
À son retour au pays, le technicien de 59 ans avait lui-même reconnu que la page se tournait, évoquant la fin d’une génération : « C’est définitivement la fin d’une ère, l’ère des joueurs plus âgés. » Une allusion directe au sort de ses cadres historiques, à commencer par le capitaine Luka Modrić (40 ans), auteur probable de sa dernière Coupe du Monde, et Ivan Perišić (37 ans), buteur lors de l’élimination contre le Portugal.
Pour lui succéder, deux noms circulent avec insistance du côté de Zagreb : Slaven Bilić, qui avait déjà dirigé la sélection entre 2006 et 2012, et Ivica Olić. Une nomination de Bilić aurait des allures de retour aux sources pour une Croatie qui doit désormais se réinventer, entre transition générationnelle et succession sur le banc, au terme de l’ère la plus glorieuse de son histoire.
