Le président de M6, David Larramendy, a dévoilé en exclusivité le dispositif qui va être mis en place pour la Coupe du Monde 2026, dans un entretien accordé à l’Equipe. Le président souhaite rentabiliser le plus gros investissement de l’histoire du groupe M6.
Alors que la Coupe du Monde 2026 approche à grands pas, le président du groupe M6 a confié à l’Equipe les secrets du dispositif mis en place pour suivre cette Coupe du Monde. Pour rappel, le groupe va diffuser, en clair, 54 matchs de la Coupe du Monde (beIN Sports propose l’intégralité des matchs pour le côté payant).
Qui seront les commentateurs ?
Les premières questions posées au patron du groupe M6 ont concerné le dispositifs de caméras mis en place, ainsi que les choix faits au niveau des commentateurs.
« Dès le 22 avril, nous mettrons en ligne sur M6+des archives de la FIFA, d’anciens matches de Coupe du monde, notamment des Bleus, et des documentaires. Ensuite, rendez-vous le 11 juin avec un dispositif puissant pour cette Coupe du monde XXL, la première à 48 équipes, la première à 104 matches, la première disputée sur trois pays (États-Unis, Canada, Mexique). Nos 54 rencontres seront diffusées simultanément sur M6 et M6+, et nous avons sélectionné la totalité des affiches dont les coups d’envoi sont donnés de 18 à 23 heures, soit 47.
Deux des trois rencontres du premier tour des Bleus sont par exemple installées à 21 heures (contre le Sénégal le 16 juin et la Norvège le 26 juin), et la troisième à 23 heures (face à l’Irak le 22 juin). Nos sept autres matches seront donc en dehors de ces cases, la plupart à minuit. Nous débuterons la compétition à 40 caméras par match et 50 sur la fin de la compétition, avec à chaque fois quatre drones, un hélicoptère et une caméra sur l’arbitre pour une utilisation après le coup de sifflet final. Sur M6+, chaque matin, on retrouvera le résumé de toutes les rencontres dans un module de 15 minutes : Le Morning Recap. »
« Aux commentaires des Bleus, nous installons un trio formé de Samuel Umititi, Benoît Cheyrou et Xavier Domergue, accompagné de Virginie Sainsily en bord de terrain. Pour les autres affiches, quatre équipes de commentateurs seront à l’oeuvre : le duo Domergue-Cheyrou, Julien Brun et Samuel Umtiti, Hamza Rahmani et François Clerc et, depuis Paris, Jean Resseguié et Jean-Marc Ferreri. Chaque soir de match, Ophélie Meunier et Smaïl Bouabdellah animeront un magazine depuis notre siège, accompagnés de Johan Djourou en consultant. »
Un désir de rentabilité.
David Larramendy a également été interrogé concernant la rentabilité de l’opération, qui a couté près de 120 millions d’euros au groupe M6, et notamment le fait que le groupe « n’est pas calculé un palier minimum à atteindre pour les bleus » :
« Nous, on ne parle pas d’accident industriel. Logiquement, les matches avec l’équipe de France sont plus rémunérateurs que les autres donc nous faisons des hypothèses avant d’investir. Cette hypothèse est que, si les Bleus sont éliminés avant les quarts de finale, on récolte moins d’argent que dans nos plans. […] C’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Les réservations d’espaces publicitaires sont ouvertes depuis deux mois et nous sommes ravis de la réaction du marché. Nous sommes largement en avance sur notre plan de marche et c’est déjà un bon indicateur. »
La question des revenus publicitaires a été abordée :
« C’est une question d’équilibre entre l’offre et la demande liée à la rareté des écrans. Aujourd’hui, ces grands événements sportifs sont des lieux de rassemblement absolument uniques et qui n’existent plus ailleurs, que ce soit en télévision ou sur les plateformes. Une finale avec les Bleus, c’est largement plus de 20 millions de téléspectateurs. Les annonceurs savent très bien la valeur qui est associée à ces événements et sont prêts à en payer le prix. Par exemple, l’écran le plus cher (500 000 euros brut les 20 secondes en cas de présence des Bleus en finale) a déjà été préacheté. »
