Après une nouvelle contre-performance face à Nice, un match nul 1-1 au Vélodrome, l’OM peut quasiment dire adieu à ses ambitions de Ligue des Champions. Très pauvre en attaque, la situation de l’OM ne s’est pas arrangé dans le vestiaire, où la tension était palpable.
Rien ne va à l’OM en cette fin de saison. Depuis le début de l’année civile, les Marseillais vivent une saison absolument cataclysmique sur plusieurs plans. Une nouvelle saison sans trophée, et même pire, sans Ligue des Champions, malgré des ambitions très fortes, s’annonce. S’ajoute à cela une ambiance absolument délétère dans le vestiaire, cocktail parfait pour une fin de saison explosive.
Une fin de match sous haute tension
Après une performance malheureuse des olympiens, qui ont concédé un pénalty dans les derniers instants du match, transformé par l’ancien de l’OM Elye Wahi d’une panenka, l’OM savait qu’il pouvait pratiquement faire une croix sur la Ligue des Champions. D’autant que la majorité de ses concurrents directs ont remporté leur match. Lille, Rennes et Lyon prennent ainsi une sérieuse option sur l’OM en cette fin de saison, avec respectivement 4, 3 et 4 points d’avance, à seulement trois petites journées de la fin. La mission semble ainsi très compliquée pour des marseillais qui affichent un niveau de jeu inquiétant sous Habib Beye.
Et, en cette fin de match, les crispations se sont faites ressentir dans les vestiaires. Notamment entre Habib Beye et Himad Abdelli, coupable d’une entrée encore extrêmement mauvaise contre Nice. Le milieu algérien fait peine à voir depuis son arrivée à Marseille, et ne semble pas avoir le niveau pour l’OM. Beye l’aurait ainsi pointé du doigt avec véhémence devant tout le vestiaire, ce à quoi le milieu algérien, qui ne s’est pas laissé faire, aurait répondu :
« tu me parles pas comme ça, t’es pas mon père, il n’y a pas que moi qui suis entré »
Les autres joueurs ont du faire en sorte d’intervenir pour ne pas que cela dégénère. Cette scène entre Abdelli et son entraîneur aurait un peu plus fracturé le vestiaire, déjà assez peu derrière Habib Beye, qui juge que Abdelli, très critiqué depuis son arrivée, est une cible facile. L’altercation n’a pas arrangé le cas de Beye auprès de son vestiaire.
Le cas Mason Greenwood
Autre symbole des tensions dans le vestiaire : Mason Greenwood, dont beaucoup critiquent le traitement de faveur dont il bénéficie à l’OM de part son statut et son talent. D’après l’Equipe, une source au sein du club aurait révélé que :
« Mason a toujours eu un traitement différent depuis son arrivée (en juillet 2024), il a toujours été très privilégié »
En totale rupture avec Benatia depuis quelques mois, l’Anglais ne fait plus seulement preuve de nonchalance sur le terrain, mais également en dehors désormais, puisqu’il se permet de répondre à son coach et d’arriver en retard à des rendez-vous sans aucune conséquence. Pas titulaire contre Nice, à cause d’une douleur, il est finalement rentré à la 63e minute à la place d’Arthur Vermeeren. C’est son avocat qui aurait écrit à un dirigeant pour expliquer que son client (Mason Greenwood) ne serait pas apte à jouer 100 % de la rencontre contre Nice.
D’autres petites tensions apparaissent ici et là dans la fin de saison olympienne, comme cette accrochage entre Pierre-Emile Hojberg et un membre du staff, à cause d’une histoire de chasuble. Mais le danois se serait excusé, et aurait encore pour lui le soutien de Mehdi Benatia. Le cas Nwaneri interroge également. L’anglais est malheureux à Marseille et ne serait même plus vu comme une option viable par son coach, malgré les nombreuses blessures dans le secteur offensif. Une fin de saison bien sombre pour l’Olympique de Marseille, qui risque de ne pas entendre sonner la musique de la Ligue des Champions dans son stade l’année prochaine.
