Safonov a été l’un des grands artisans de la victoire du PSG, hier, en Ligue des Champions contre Liverpool à Anfield (0-2). Impressionnant sur sa ligne, conquérant dans les airs, Safonov semble avoir définitivement relégué Lucas Chevalier au rôle de doublure.
De nouveau titularisé hier par Luis Enrique, pour la quinzième fois consécutive, Matvey Safonov a encore répondu présent. Critiqué il y a dix jours, le portier du PSG a répondu présent dans ce match capital, avec six arrêts, et une impressionnante sérénité aérienne. Il semble avoir une fois de plus complètement éteint le débat des gardiens au PSG, et placé Lucas Chevalier dans une position très délicate.
Une performance très solide.
Frustré en début de saison de ne pas être plus sollicité à la place d’un Chevalier loin d’être serein dans les cages du PSG, Safonov a une nouvelle fois, hier soir, montré qu’il savait répondre à la confiance donnée par Luis Enrique. Déterminant à plusieurs reprise, le gardien d’un mètre quatre-vingt douze s’est montré impérial dans les airs, face à la tempête menée par les Reds. Dans les airs, d’abord, où il n’a pas hésité à sortir pour enlever les ballons aériens à la suite des nombreux corners obtenus par Liverpool (8 en tout), face à une équipe pourtant habituellement excellente sur ce genre d’exercice.
Sur sa ligne ensuite, où il a réussi à sortir plusieurs ballons extrêmement compliqué, comme cette reprise à bout portant du latéral hongrois Milos Kerkez à la 32e minute. Puis des arrêts réalisés face à Gakpo (49e), et encore Kerkez (87e), pour laisser le PSG avec ses deux buts d’avance. Une prestation qui lui a valu la note de 8 dans le journal l’Equipe, preuve de son énorme impact dans le match :
« C’était un soir pour savoir. Et désormais, on sait. Que le Russe est imperméable à la pression, qu’il est fort dans les airs et qu’il est capable de sortir les arrêts qu’il faut. »
Il y a seulement quatre mois, pas grand monde n’aurait parié sur le fait que le gardien qui allait peut-être réussir à faire conserver son titre européen au PSG, ça serait lui. Et pourtant, force est de constater qu’il fait preuve d’une sérénité anormal au cage, et d’une confiance en lui fabuleuse, qui se transmet jusqu’à ses coéquipiers. Autant de mauvaises nouvelles pour Lucas Chevalier, qui était venu au PSG comme titulaire indiscutable, mais qui se retrouve logiquement poussé sur la touche par Safonov.
Chevalier, une situation irrespirable
Il y a encore dix jours, quelques performances en demi-teintes du gardien russe semblaient avoir relancées le débat autour du gardien titulaire au PSG. Malheureusement pour Lucas Chevalier, Safonov a éteint le débat, hier, après sa prestation XXL. Lucas Chevalier n’a plus joué depuis trois mois avec la PSG, et une courte victoire en Ligue 1 contre Auxerre le 23 janvier dernier. Depuis, Safonov a pris la lumière, et Chevalier n’a plus la place de s’exprimer.
Pourtant, à son arrivée, il était le remplaçant attitré de Donnarumma, parti à Manchester City. Mais ses premières performances, jugées irrégulières et peu sereines, ont très vite amené le doute à Paris, si bien que Safonov a fini par doucement s’implanter, et n’a laisse aucune chance à l’international français (1 sélection).
A seulement deux mois de la Coupe du Monde, la situation de Chevalier est réellement très préoccupante. Bien que sa présence à la Coupe du Monde ne semble pas encore être remise en question, du fait du manque d’expérience derrière (Robin Rieser n’a pas d’expérience internationale et Alphonse Areola est en immense méforme), son statut pose question. A l’origine numéro deux officiel en Bleu, derrière l’intouchable Mike Maignan, Lucas Chevalier semble être passé derrière Brice Samba dans le coeur de Didier Deschamps. Il a même été le seul joueur non utilisé par le sélectionneur des Bleus lors du dernier rassemblement.
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