Sam Sanna a rejoint Laval définitivement cet été, après avoir été prêté par Toulouse. Le jeune milieu de 24 ans est au coeur du bon début de saison du Stade Lavallois. Les Mayennais pointent à la première place, après 15 journées de championnat. Sam Sanna, lucide sur cette première place, évoque aussi son passage au Toulouse FC.
Il y a un contraste entre la 15e place de l’année dernière et cette première place actuelle. Comment l’expliquez-vous ?
Il y a beaucoup de joueurs qui n’avaient jamais évolué en Ligue 2 l’année dernière. En plus, nous avons un effectif assez âgé. Tout le monde a pris connaissance du niveau. Puis, nous nous sommes aussi renforcés. Nous avons gardé des joueurs importants, d’autres sont partis. Nous avons quand même réussi à créer des liens tout de suite avec les nouveaux, puis cela a bien pris en ce début de saison.
Comment décririez-vous l’atmosphère dans l’équipe avec le succès actuel de Laval ?
Ici à Laval, il y a une particularité : le président, le coach et le directeur sportif souhaitent avoir le groupe très tôt. Dès la reprise, il y avait 90% de l’effectif qui était constitué pour toute la saison. En travaillant toute la préparation ensemble, nous étions prêts pour la reprise du championnat. Nous n’allons pas nous le cacher, il y a eu de la réussite en début de championnat. Nous avons surfé sur cette vague et cela nous a bien réussi.
Avec ce bon début de saison, on imagine que vous et le groupe envisagez de grandes choses pour la fin de saison…
Pour le moment, nous prenons match après match. Notre objectif reste le maintien, dans un championnat très compétitif et homogène. Il ne faut pas oublier où se trouvait Laval l’an dernier. Bien sûr, nous savourons cette première place. Cela fait plaisir tous les matins, mais nous ne prenons rien pour acquis.
« Champion d’automne », vous en parlez dans le vestiaire ?
Franchement, nous n’en avons pas parlé du tout. Il reste cinq matchs de championnat, quand nous en aurons gagné quatre, nous verrons si nous pourrons l’être. (Sourire)
Vous avez d’abord été prêté à Laval l’année dernière par Toulouse. Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre définitivement ce club ?
Je suis tombé dans une équipe avec un bon groupe, une ambiance très familiale. Le coach me faisait confiance, tout le staff même que ce soit du président aux intendants… Je me suis bien entendu avec tout le monde. C’est la continuité de mon projet. J’avais trouvé ma place au sein du club. Je voulais continuer là-dedans.
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Laval a l’effectif avec la moyenne d’âge la plus élevée de Ligue 2 avec une moyenne de 29 ans et 238 jours. Quelle relation vous et les plus jeunes entretenez vous avec les anciens ?
Tout le monde s’entend bien avec tout le monde. Nos vieux, ils aiment bien plaisanter, donc nous ne voyons pas forcément cette différence d’âge (rire). C’est vraiment génial pour tout le monde. Après, forcément, il y a des affinités, comme partout et comme avec tout le monde. Nous avons un groupe très souriant et chambreur.
Les anciens sont une force en ce début de saison ?
Oui, les plus anciens font garder les pieds sur terre à tout le monde. Il n’y a personne qui s’enflamme.
En parlant d’âge, comment gérez-vous la pression d’être un élément clé de votre équipe ?
Moi je ne me la mets pas, personne ne me la met. Nous sommes un groupe. Les matchs ne dépendent pas que de mes performances. Tout le monde doit répondre présent.
Olivier Frapolli vous a titularisé lors de tous les matchs de Laval cette saison. C’est un bon indicateur de la confiance qu’il vous accorde …
Oui bien sûr. Il m’a fait venir l’année dernière. Il m’a montré qu’il avait confiance en moi. Cette année, j’ai réussi à enchaîner. J’espère que ça va continuer ainsi. Il faut que je sois performant.
Vous n’avez encore jamais joué en Ligue 1, que ce soit avec Laval ou avec Toulouse. C’est l’objectif ?
J’aimerais goûter un jour à la ligue 1, c’est ,évident. Après je n’y pense pas tous les jours. Faire une carrière au haut niveau, j’en serai content.
D’ailleurs, que gardez-vous de votre passage à Toulouse, votre club formateur ?
Je n’ai que des bons souvenirs. C’est le club qui m’a form. J’ai passé neuf ans au sein de ce club. J’ai eu la chance de débuter en professionnel là-bas, de connaître un titre, ce qui est assez rare dans une carrière.
Toulouse performe depuis deux saisons, avec la victoire en coupe de France et récemment celle contre Liverpool. Comment suivez-vous tout ça ?
J’ai des amis qui jouent et performent là-bas, donc, forcémentn je suis leurs résultats. Mais je me suis un peu détaché du club. Ils ont un recrutement particulier, avec pas mal de joueurs étrangers. Ça restera mon club de coeur, évidemment que je regarde ses matchs. Je ne suis pas surpris par ceux qui se passe aujourd’hui à Toulouse.
Comment envisagez-vous votre avenir, que ce soit à Laval ou ailleurs ?
Je n’y pense pas trop. Je suis focalisé sur mes performances actuelles. J’espère déjà faire une saison pleine cette année. On verra où ça nous mène, collectivement et individuellement.
Propos recueillis par Achille Mourgues.
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