Un match devenu presque obligatoire. Ce lundi 28 septembre 2026 à 21h00 (heure française), la Tunisie reçoit le Botswana au Stade olympique Hammadi-Agrebi de Radès pour la 2e journée du groupe H des éliminatoires de la CAN 2027. Une rencontre initialement programmée à Gaborone avant une inversion du calendrier, et que les Aigles de Carthage abordent après un décevant match nul face à l’Ouganda. La rencontre est à suivre en France sur beIN Sports 1.
Il y a des entames de campagne qui laissent des traces. Celle de la Tunisie en fait partie. Attendus en patrons dans ce groupe H, les Aigles de Carthage ont concédé un match nul 1-1 face à l’Ouganda à Radès, un résultat qui a immédiatement installé un climat de tension autour de la sélection.
Le scénario a d’ailleurs de quoi frustrer. Edem Arous avait ouvert le score dès la 13e minute, et la Tunisie a largement dominé la première période. À la 31e minute, un coup franc d’Ismaël Gharbi est venu heurter le poteau, et la reprise de Khalil Ayari a été contrée. Autant d’occasions de tuer le match qui ne se sont pas concrétisées. L’Ouganda a fini par égaliser à la 68e par Rogers Mato, et malgré une pression tardive, dont un coup franc de Hamza Rafia à la 93e dévié en corner, les Tunisiens n’ont pas trouvé la faille.
Face à ce nul, la presse tunisienne n’a pas mâché ses mots : les Aigles de Carthage traversent une zone de turbulences. Et ce match face au Botswana prend donc une dimension bien plus importante que ne le suggérait le tirage au sort.
Pourquoi ce Tunisie – Botswana se joue finalement à Radès
C’est un point qu’il faut clarifier, car les programmes et les sites de résultats ne sont pas tous à jour. Ce match était initialement prévu à Gaborone, au Botswana, le 28 septembre. Il se joue finalement en Tunisie, au Stade Hammadi-Agrebi de Radès.
La Fédération Tunisienne de Football a indiqué être parvenue à un accord avec son homologue du Botswana et avec la Confédération Africaine de Football pour reprogrammer la rencontre. Conséquence directe : une inversion du calendrier. Le match aller se dispute désormais en Tunisie, et le match retour aura lieu au Botswana.
Pour la Tunisie, c’est une bonne nouvelle sur le plan sportif, puisqu’elle évite un déplacement lointain au moment où elle a le plus besoin de points. Mais cela accentue aussi la pression : ne pas gagner à domicile face au Botswana, après avoir déjà lâché deux points contre l’Ouganda dans le même stade, serait un échec difficile à justifier.
Chaabani cherche encore son équipe type
Mouine Chaâbani a retenu 26 joueurs pour cette séquence qui comprend l’Ouganda, le Botswana et le Mali. Le sélectionneur tunisien devrait privilégier la continuité par rapport au match face à l’Ouganda, considérant que le problème se situait davantage dans la finition que dans la structure de l’équipe.
Aymen Dahmen devrait conserver sa place dans les buts. Devant lui, la défense s’articulerait autour de Montassar Talbiet Edem Arous, buteur contre l’Ouganda, avec Yan Valery et Amin Cherni dans les couloirs. Au milieu, l’expérience de Ferjani Sassi et de Mohamed Ali Ben Romdhane encadrerait la créativité d’Ismaël Gharbi, l’un des joueurs les plus intéressants de cette génération.
Devant, le trio Sebastian Tounekti, Rayan Elloumi et Khalil Ayari aura la responsabilité de convertir enfin la domination en buts. C’est précisément là que la Tunisie a échoué vendredi.
Un Botswana qui a déjà montré qu’il savait marquer
Sous-estimer le Botswana serait une erreur, et le résultat de sa première journée le prouve. Les hommes de Thaloba Nthaga ont arraché un match nul 2-2 face à la Libye, après avoir mené 2-0 en première période grâce à un doublé de Tumisang Orebonye.
Ce constat est à double tranchant. D’un côté, le Botswana a démontré une vraie capacité à se montrer dangereux et à punir une défense mal réglée. De l’autre, laisser filer un avantage de deux buts révèle une fragilité défensive et mentale sur la durée, exactement le type de faille qu’une équipe comme la Tunisie doit pouvoir exploiter.
Nthaga devrait reconduire l’essentiel de son 4-3-3, avec Goitseone Phoko dans les buts et Orebonye en pointe, soutenu par Olebogeng Ramotse et Thatayaone Kgamanyane.
L’historique reste par ailleurs favorable aux Tunisiens. Sur neuf confrontations entre les deux nations, la Tunisie s’est imposée cinq fois contre deux victoires pour le Botswana. Un avantage réel, mais pas suffisant pour se croire à l’abri au vu de la forme actuelle des Aigles.
Les compositions probables de Tunisie – Botswana
- La composition probable de la Tunisie : Dahmen – Valery, Talbi, Arous, Cherni – Sassi, Ben Romdhane, Gharbi – Tounekti, Elloumi, Ayari
- La composition probable du Botswana : Phoko – Velaphi, Mangolo, Gaolaolwe, Kopelang – Ditsile, Mohutsiwa, Setsile – Ramotse, Orebonye, Kgamanyane
Ces onze de départ restent à confirmer jusqu’au coup d’envoi. La logique de continuité annoncée des deux côtés rend toutefois ces compositions relativement lisibles, les deux sélectionneurs ayant intérêt à s’appuyer sur des automatismes plutôt qu’à tout rebattre après une seule journée. La principale interrogation côté tunisien concerne le secteur offensif, où Chaabani pourrait être tenté d’apporter un correctif s’il estime que le problème vient de là.
Sur quelle chaîne et à quelle heure suivre Tunisie – Botswana ?
La rencontre sera diffusée en France sur beIN Sports 1 à 21h00, soit 20h00 en Tunisie et 19h00 GMT. Le match est également retransmis sur Watania 1 sur le réseau terrestre tunisien, ainsi que sur beIN Sports ar 1 pour la zone MENA, Canal+ Afrique et SuperSport. Aucune diffusion en clair n’est prévue en France. Le programme TV complet du jour est à retrouver sur notre page programme TV.
| Date | Heure | Chaîne | Le match |
|---|---|---|---|
| Lundi 28 septembre 2026 | 21h00 | beIN Sports 1 | Tunisie – Botswana |
Dans un groupe H où la Libye et l’Ouganda ont montré qu’ils prendraient des points, la Tunisie n’a plus vraiment de marge. Une victoire nette à Radès relancerait la campagne et calmerait les critiques. Un nouveau faux pas, en revanche, transformerait ce qui devait être une qualification tranquille en véritable chantier, avec un déplacement au Botswana à négocier plus tard dans la campagne.
