Un match couperet dès la deuxième journée. Ce lundi 28 septembre 2026 à 20h45, la Turquie reçoit l’Italie à la Timsah Arena de Bursa pour la 2e journée de la Ligue A de la Ligue des Nations. Les deux sélections ont perdu leur match d’ouverture et ferment la marche du groupe 1, derrière la Belgique et la France. Un duel supplémentaire s’y ajoute : Vincenzo Montella, sélectionneur turc, affronte l’Italie, son pays natal. La rencontre est à suivre gratuitement sur la chaîne L’Équipe.
Le groupe 1 de la Ligue A s’est déjà coupé en deux après une seule journée. D’un côté, la Belgique et la France, toutes deux victorieuses et à trois points. De l’autre, l’Italie et la Turquie, battues à domicile et à l’extérieur, à zéro point. Autrement dit, le perdant de ce match à Bursa se retrouvera dans une situation très inconfortable pour la suite de la campagne.
Pour la Squadra Azzurra, le réveil a été brutal. Vendredi, à Rome, l’Italie s’est inclinée 0-2 face à la Belgique, avec des buts de Mika Godts (20e) et Dodi Lukebakio (69e). Une soirée noire, à tel point que la statistique est tombée comme un couperet : c’est seulement la deuxième fois en quarante ans que l’Italie perd chez elle en encaissant deux buts sans en marquer un seul. Pour un Roberto Mancini tout juste revenu sur le banc, difficile d’imaginer un pire départ.
La Turquie, elle, a longtemps résisté. Battue 1-0 par la France, elle n’a cédé qu’à la 54e minute sur une frappe de Kylian Mbappé, et peut donc aborder ce match avec un sentiment plus nuancé. Mais le résultat reste le même : zéro point.
Mancini fait la révolution, dix joueurs laissés au camp de base
Le sélectionneur italien n’a pas attendu pour réagir, et il a frappé fort. Selon la presse transalpine, Mancini laisse dix joueurs au camp de base pour ce déplacement, un signal disciplinaire et sportif sans ambiguïté après la contre-performance de Rome.
Parmi les joueurs écartés du groupe pour ce match figurent des titulaires de vendredi, à commencer par Nicolò Barella, Gianluca Mancini et Diego Coppola. Le sélectionneur a d’ailleurs reconnu publiquement le problème : « Il nous a manqué la performance attendue en première période », tout en soulignant la meilleure réaction de son équipe après la pause.
Une certitude demeure au milieu de ce grand ménage : Gianluigi Donnarumma reste intouchable et portera le brassard pour sa 85e sélection. Devant lui, Alessandro Bastoni revient de suspension, ce qui règle une partie du problème défensif puisque son absence à Rome avait clairement pesé sur la relance italienne. Il devrait être associé à Giorgio Scalvini, avec Michael Kayode et Matteo Ruggeri sur les côtés.
Au milieu, Davide Frattesi est annoncé en patron, accompagné de Sandro Tonali et d’un troisième joueur encore incertain entre Nicolò Fagioli, Rolando Mandragora et Issa Doumbia. Devant, Gianluca Scamacca tient la corde en pointe, une première depuis le retour de Mancini, avec Giacomo Raspadori dans le trio offensif.
Montella face à son pays, avec un effectif toujours amoindri
L’histoire est trop belle pour être ignorée. Vincenzo Montella, ancien attaquant international italien passé par la Roma, dirige la Turquie et affronte donc la sélection de son pays natal. Un contexte particulier pour un technicien qui connaît parfaitement les forces et les faiblesses du football italien.
Sur le plan de l’effectif, la situation turque n’a pas évolué favorablement depuis vendredi. Les absences majeures restent les mêmes : Hakan Çalhanoğlu est toujours blessé, tout comme le jeune prodige Kenan Yıldız et le latéral Mert Müldür. Autant de solutions en moins pour une sélection qui a déjà montré face à la France ses difficultés à créer du danger dans le dernier tiers.
L’essentiel du jeu turc repose donc à nouveau sur Arda Güler, chargé d’orchestrer, et sur la vitesse de Kerem Aktürkoğlu. En défense, Merih Demiral apporte son agressivité et Zeki Çelik, l’ancien Lillois, son expérience. Changement notable dans les buts par rapport au match contre la France : Altay Bayındır est annoncé titulaire à la place d’Uğurcan Çakır.
Le facteur public jouera par ailleurs pleinement. La Timsah Arena de Bursa n’accueille pas souvent la sélection, et l’ambiance devrait être particulièrement chaude pour ce match considéré comme une finale anticipée pour la troisième place du groupe.
Les compositions probables de Turquie – Italie
- La composition probable de la Turquie : Bayındır – Çelik, Demiral, Bardakçı, Kadıoğlu – Özcan, Yüksek, Güler – Barış Yılmaz, Aktürkoğlu, avec un dernier poste offensif à trancher
- La composition probable de l’Italie : Donnarumma – Kayode, Scalvini, Bastoni, Ruggeri – Frattesi, Tonali, Fagioli – S. Esposito, Scamacca, Raspadori
Ces onze de départ sont à prendre avec une prudence particulière ce soir, et il faut le dire clairement : l’ampleur du remaniement opéré par Mancini rend les pronostics inhabituellement incertains. Les sources italiennes elles-mêmes divergent sur plusieurs postes. Le latéral gauche est disputé entre Ruggeri et Riccardo Calafiori, le troisième milieuentre Fagioli et Doumbia, et le trio offensif fait l’objet de trois versions différentes selon les journaux, avec Sebastiano Esposito, Pio Esposito, Nicolò Cambiaghi et Moise Kean tous cités.
Le socle qui fait consensus est en revanche stable : Donnarumma dans les buts, Kayode, Scalvini et Bastoni derrière, Frattesi et Tonali au milieu, Raspadori devant.
Côté turc, la formation elle-même n’est pas arrêtée, certaines sources annonçant un 3-4-2-1 et d’autres un 4-3-3. Nous préférons ne pas figer le dernier poste offensif plutôt que d’avancer un nom qui ne serait pas étayé.
Sur quelle chaîne et à quelle heure suivre Turquie – Italie ?
La rencontre sera diffusée gratuitement sur la chaîne L’Équipe à 20h45. La chaîne est accessible sur le canal 21 de la TNT, sur les box des principaux opérateurs et en streaming gratuit. Le programme TV complet du jour est à retrouver sur notre page programme TV.
| Date | Heure | Chaîne | Le match |
|---|---|---|---|
| Lundi 28 septembre 2026 | 20h45 | La chaîne L’Équipe | Turquie – Italie |
L’histoire de cette confrontation reste largement favorable aux Italiens. Sur treize rencontres disputées entre les deux nations, l’Italie en a remporté neuf et la Turquie n’a jamais battu la Squadra Azzurra. Une statistique qui pèse, mais qui n’a jamais autant ressemblé à une invitation qu’aujourd’hui : rarement l’Italie s’est présentée à Bursa aussi remaniée, aussi fragile mentalement et avec autant de pression sur les épaules de son sélectionneur.
