L’Espagne est en quarts de finale, mais le rendement de Lamine Yamal ne fait pas l’unanimité. Le sélectionneur Luis de la Fuente a clairement exprimé ses attentes envers son prodige en conférence de presse, à la veille du choc face à la Belgique.
Arrivé diminué aux États-Unis après une blessure aux ischio-jambiers contractée fin avril, Yamal n’a jamais vraiment réussi à trouver son rythme. Un match nul contre le Cap-Vert à peine entré en jeu, un but libérateur face à l’Arabie Saoudite, puis des prestations de plus en plus décevantes.
Contre le Portugal en huitième, il a vécu une soirée très difficile, dominé par Nuno Mendes, ses dribbles contenus et ses accélérations limitées. Un seul but en cinq matchs, loin des stars du tournoi et très loin du niveau qui l’avait propulsé au sommet du football européen lors de l’Euro 2024. Pendant ce temps, d’autres joueurs espagnols ont pris la lumière, comme Mikel Oyarzabal, auteur de quatre buts depuis le début de la compétition. Un début compliqué pour Yamal.
De la Fuente fixe le cap
Le sélectionneur espagnol n’a pas cherché à minimiser les lacunes de son joueur tout en gardant un discours bienveillant. Ses mots en conférence de presse sonnent néanmoins comme un avertissement clair avant le quart de finale.
« La motivation de Lamine est indéniable. Ça ne l’affecte pas… Son meilleur reste à venir. Il n’a pas encore atteint ce niveau d’excellence auquel nous sommes habitués. L’autre jour, face au Portugal, il a dû beaucoup travailler défensivement face à un adversaire très puissant, jusqu’à ce qu’il le mette KO. Il a fait preuve d’une grande maturité, c’est encore un apprentissage. Nous attendons avec impatience son retour en forme offensivement. »
Des mots qui illustrent une réalité simple. L’Espagne a besoin de son Yamal, du vrai, pour aller chercher le titre. Et le quart de finale face à la Belgique, ce jeudi à Dallas, est peut-être le moment idéal pour que le prodige barcelonais réponde enfin présent dans les grands rendez-vous de ce Mondial.
