Dans la nuit de lundi à mardi au SoFi Stadium d’Inglewood, en Californie, l’Iran et la Nouvelle-Zélande ouvrent les hostilités dans le Groupe G. Un match qui pourrait d’ores et déjà se révéler décisif pour la course aux seizièmes de finale, dans une poule dominée par la Belgique et l’Égypte.
L’Iran d’Amir Ghalenoei arrive à cette Coupe du monde avec une ambition clairement affichée : franchir pour la première fois de son histoire le cap du premier tour, après six participations toutes soldées par une élimination en phase de groupes. Les bases sont solides : les Iraniens ont terminé en tête de leur groupe de qualifications asiatiques, devançant notamment l’Ouzbékistan, les Émirats Arabes Unis et le Qatar, et ils abordent le tournoi sur une série de trois victoires consécutives en préparation, dont des succès contre le Nigeria et le Costa Rica.
La Team Melli, six participations sans jamais franchir le premier tour
La grande absence dans le groupe iranien est celle de Sardar Azmoun, l’un des attaquants les plus prolifiques de l’histoire récente de la sélection, qui n’a même pas figuré dans la liste préliminaire en raison d’un contexte extra-sportif lié à des prises de position politiques. Sans lui, Mehdi Taremi, capitaine, 105 sélections, 60 buts en sélection, porte presque à lui seul la responsabilité offensive.
L’attaquant d’Olympiakos a d’ailleurs été décisif en préparation avec trois buts. À ses côtés, Saman Ghoddos, Mehdi Ghayedi et Amirhossein Hosseinzadeh apporteront de la variété dans le dernier tiers. Le milieu sera structuré autour du duo Ezatolahi – Mohebi, avec Alireza Beiranvand dans les buts derrière une défense aguerrie composée de Khalilzadeh, Nemati, Mohammadi et Yousefi. Seule incertitude notable : Rouzbeh Cheshmi présente des antécédents de blessures musculaires et sa présence dans le onze n’est pas totalement assurée.
Les All Whites, de retour au Mondial après seize ans
La Nouvelle-Zélande de Darren Bazeley réalise là l’un des exploits sportifs les plus remarquables de sa jeune histoire footballistique. Les All Whites font leur retour sur la scène mondiale seize ans après leur participation au Mondial 2010 en Afrique du Sud, lors duquel ils avaient réussi l’exploit de terminer invaincus, avec trois nuls. Sous l’impulsion de Bazeley, l’équipe a adopté un jeu fondé sur la possession et la précision technique, qui a su surprendre lors des qualifications de l’OFC.
La principale incertitude côté néo-zélandais concerne Ryan Thomas, milieu de 31 ans qui traîne un problème musculaire et dont la présence n’est pas assurée pour ce premier match. Le reste du groupe ne présente pas de problème physique notable. En attaque, Chris Wood, meilleur buteur de l’histoire de la sélection avec 45 buts en 90 sélections, sera titulaire et portera le brassard de capitaine, malgré quelques blessures en cours de saison dont il s’est remis.
Dans l’entrejeu, Marko Stamenic et Joe Bell seront les architectes du jeu néo-zélandais. Derrière, la charnière Finn Surman – Michael Boxall sera chargée de contenir le pressing offensif iranien, avec Liberato Cacace en latéral gauche. À noter que cette rencontre constitue la toute première confrontation dans l’histoire entre les deux nations.
Les compositions probables d’Iran – Nouvelle-Zélande
- Iran : Beiranvand – Yousefi, Khalilzadeh, Nemati, Mohammadi – Ezatolahi, Mohebi – Ghoddos, Hosseinzadeh, Ghayedi – Taremi
- Nouvelle-Zélande : Crocombe – Payne, Surman, Boxall, Cacace – Bell, Stamenic – Just, Singh, Old – Wood
